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  • Des députés européens réclament la libération des Palestiniens détenus en Israël

    Selon Euronews, des parlementaires européens venus assister à la conférence “Liberté et dignité” à Ramallah ont appuyé deux résolutions pour libérer les prisonniers palestiniens incercérés dans des geôles israéliennes.

    Les conférenciers ont dénoncé le fait que les Palestiniens soient emprisonnés en Israël, ce qui viole la convention de Genève, ainsi que les tortures et les détentions arbitraires

    Barghouti,prisonnier,palestinien“Depuis onze ans, remarque l‘épouse et avocate de Marwan Barghouti, il y a un changement important concernant la position européenne, surtout au niveau du Parlement Européen, au niveau des Parlements nationaux des 27, au niveau des institutions, de la société civile, et des institutions européennes des droits de l’homme".

    11 ans, c’est le nombre d’années de prison déjà effectuées par Marwan Barghouti, leader du Fatah et véritable symbole pour les 4.800 détenus palestiniens

    La libération de ces prisonniers permettrait de relancer le processus de paix entre Palestiniens et Israéliens puisque le dossier des prisonniers est consideré comme l'une des questions non résolues entre les deux parties.

  • Pourquoi ce blog sur la prison et les prisonniers ?

    On estime généralement que les personnes qui sont en prison l'ont mérité.

    En cette période de crise, certains estiment même qu'elles sont privilégiées par rapport à d'autres qui n'ont pas de toit ou qui ne mangent pas à leur faim.

    prisonnierPourtant, mon expérience m'incite à penser que cela peut arriver à tout un chacun par suite d’un accident de la vie, d’une arrestation musclée lors d’une manifestation au premier abord pacifique, d’une compromission involontaire, etc.

    De toute manière, nous sommes tous des prisonniers.

    Nous avons certes tous vocation à nous comporter comme des êtres libres et à rechercher individuellement la plus grande liberté, liberté que nous pouvons être tentés de confondre avec la licence pour faire n'importe quoi, jusqu'à risquer notre propre existence.

    Nous devons cependant admettre que nous sommes tous menotés par notre héritage physique (je suis d'une taille supérieure à la moyenne et je me suis déjà senti gêné en parlant dans la rue à un collègue mesurant moins d'un mètre cinquante, de devoir reculer pour croiser son regard au cours de la conversation...). Certains peuvent revendiquer de changer de sexe. C’est plus difficile de gagner trente centimètres, sauf à se greffer des échasses…

    Consciemment ou non, nous sommes tous prisonniers de nos a priori, de nos références culturelles, de nos croyances, de notre amour propre, de notre regard sur nous-mêmes… Nous sommes handicapés par nos faibles capacités à dialoguer avec des personnes différentes (je ne parle pas un mot de chinois ni d'hindi alors qu'en Chine et dans le sous-continent indien vit la moitié de la population mondiale...)…

    Des relations communes m’ont amené à rencontrer des anciens détenus qui ont été convertis en prison. Au sein de la Fraternité du Bon Larron, j’ai découvert des personnalités attachantes qui ont du surmonter en même temps les épreuves de la violence qui règne dans les établissements pénitentiaires et celles de la solitude. J’ai entendu également des professionnels du monde carcéral, dont certains sont empreints d’une grande générosité. Sans oublier évidemment les victimes, tout ce monde (détenus et gardiens) représente en France 100.000 personnes dont la dignité doit être respectée.

    Ce constat m’a incité à redécouvrir les travaux de mon homonyme philosophe. Lors de son stage en psychiatrie à l’hôpital Sainte Anne, puis son travail durant deux ans dans un laboratoire d’électro-encéphalographie à la prison de Fresnes, Michel Foucault a été immergé dans la réalité de deux sortes d’internement, celui des « fous » et celui des « délinquants ». Il y a trouvé tous les éléments pour rédiger sa thèse. Michel Foucault a ensuite créé le 8 février 1971 à la chapelle St Bernard de Montparnasse le Groupe d’Information sur les prisons avec Jean-Marie Domenach, directeur de la revue catholique Esprit. Malgré le témoignage de la docteur Véronique Vasseur, Médecin-chef à la prison de la Santé, et plusieurs rapports, certains résultats de leurs enquêtes sont malheureusement encore d’actualité.

    Ce blog aura pour vocation à faire écho de la situation actuelle pour favoriser le respect de la dignité due à chaque être humain. 

  • Le Maroc construit des prisons, mais sans effet sur le surpeuplement

    Selon la Nouvelle Tribune, le délégué général de l’administration pénitentiaire et de la réinsertion du Maroc, M. Hafid Benhachem, a annoncé le 25 avril la mise en place d’une stratégie intégrée pour résorber le surpeuplement des établissements pénitentiaires.

    M. Benhachem a précisé que ces établissements gèrent actuellement plus de 70.000 détenus, soit 12.000 de plus en 5 ans, depuis la création de la délégation générale de l’administration pénitentiaire en 2008.

    Il y a ainsi en 2013 autant de détenus au Maroc qu'en France pour une population deux fois moindre !

    Pour faire face à l’accroissement du nombre de condamnation à des peines de prison, il a été construit en 10 ans 7 établissements pénitentiaires pour hommes : à Tétouan, Oued-Zem, Khouribga, Béni Mellal, Tiflet, Salé et Toulal et 5 centres pénitentiaires pour femmes à Safi, Benslimane, El Adir, Marrakech et Toulal.

    11 nouveaux établissements pénitentiaires sont en cours de construction dont 6 avec une capacité d’accueil de 1.300 lits (Al Arjat, Tiflet, Rommani, Aït Melloul, Tanger), de 7 autres prisons ayant une capacité d’accueil de 200 lits à Gercif, Taourirt, Midelt, Zagora, Tata, Tan-Tan et Smara ainsi que la construction d’un centre de détention destiné à accueillir les femmes accompagnées d’enfants à Aïn Sebâa.

    Ce programme de construcion va se poursuivre avec, de nouveaux pénitenciers programmés à Azrou, Fès, Bouizakarn et Sidi Bennour ainsi que 5 prisons à Oujda, Asilah, Nador, El Hoceima et Sefrou.

    Cependant, selon un rapport présenté par Mustapha Hilmi, directeur de l’action sociale et culturelle au sien de la délégation générale de l’administration pénitentiaire, la superficie réservée à chaque détenu n’a pas connu de changement depuis 30 ans avec une augmentation de 185 % de l’espace réservé aux détenus comparable à celle du nombre de détenus

    Finalement, le surpeuplement ne pourra être réellement résorbé que par la réduction de la population carcérale, ce qui requiert des approches procédurale, sociale et religieuse nouvelles.

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