Avertir le modérateur

  • Le mariage gay tourné en dérision à la prison de Poissy

    Une union entre deux détenus a été célébrée le 17 juillet par le maire socialiste dans la prison de Poissy avec l’humoriste Dieudonné et l’ex-terroriste Carlos comme témoins.

    prison centrale,Poissy,mariage gayDieudonné l'avait annoncé le 30 avril 2013 et il l'a provoqué. Le 17 juillet, il a été témoin du mariage d'Alfredo Stranieri et Germain Gaiffe, deux détenus de la centrale de Poissy, dans les Yvelines. Selon l’humoriste, Stranieri et Gaiffe envisagent maintenant d’adopter un codétenu.

    Connus pour leurs crimes et pour avoir revendiqué la paternité de Zohra Dati, leur second témoin n’a été d’autre que le terroriste Carlos.

    Il est peu probable que cela soit un mariage d'amour, mais plutôt une nouvelle provocation de l'ancien humoriste, organisée avec quelques camarades. 

     

    Lors des annonces de l'union des deux prisonniers, il a plusieurs fois insisté sur la judaïté supposée des deux criminels,voyant même sa participation à cet événement comme «un esprit d'apaisement et de réconciliation avec les instances dirigeantes de la communauté juive».

     

    «La loi sur le mariage pour tous a ouvert la porte au grand n’importe quoi», a affirmé Dieudonné à l’AFP et l'organisation improbable de cette union vient sans doute le prouver pour lui.

     

    L’humoriste a expliqué avoir rencontré en prison Stranieri et Gaiffe lorsqu’il animait un atelier d’écriture de chansons potaches.

     

    Les 2 mariés condamnés à perpétuité

    Surnommé«le tueur aux petites annonces»ou«le coucou», Alfredo Stranieri, 56 ans, a été condamné en 2003 à la prison à perpétuité, assortie d’une période de sûreté de 22 ans, pour le meurtre de quatre personnes.

     

    Germain Gaiffe, 45 ans, a quant à lui été condamné en 2003 à trente ans de réclusion criminelle, pour l’assassinat en 1997 d’un homme dont le corps avait été retrouvé découpé en morceaux.

     

    Les codétenus avaient refait parler d’eux en 2010 en envoyant deux lettres à l’ex-garde des Sceaux Rachida Dati, auxquelles ils avaient joint chacun une«déclaration de paternité»en exigeant un droit de visite de sa fille Zohra. Poursuivis pour outrage, ils avaient été condamnés en décembre 2011 à quatre mois de prison par le tribunal correctionnel de Versailles.

     

    Le maire socialiste assume

     Le maire socialiste de Poissy, Frédérik Bernard, a expliqué dans un communiqué à l’AFP qu’il tenait à«assumer»lui-même l’application de la nouvelle loi sur le mariage pour tous.«Je l’assume (...) sans aucune inclinaison à lier l’exercice de mes responsabilités publiques, ni à une quelconque communication tapageuse, ni à une recherche d’audience inconvenante à l’égard du caractère intime de cette cérémonie», a-t-il expliqué. «Je n’ai aucune prévention à l’encontre de toute contribution au bonheur de mon prochain, pour peu qu’elle ne lèse en rien celui d’autrui», a-t-il ajouté.

     

    Source: Libération

  • 80 détenus poursuivent depuis 5 mois leur grève de la faim à Guantanamo

    L'influente sénatrice démocrate Dianne Feinstein estime que le fait de nourrir de force une partie des détenus en grève de la faim "viole les normes internationales et l'éthique médicale".
     

    Guantanamo,prison,grève de la faimLa grève de la faim entamée il y a près de cinq mois est observée par 80 des 166 prisonniers détenus sans jugement depuis 11 ans à Guantanamo.

     

    46 détenus sont actuellement inscrits sur une liste de personnes susceptibles d'être nourris de force, c'est-à-dire de se voir insérer par le nez un tube jusque dans l'estomac pour y faire passer des nutriments.

     

    Cette grève constitue "une forme de protestation, pas une tentative de suicide", a observé Mme Feinstein, contrant l'argument avancé par l'armée, hantée par la perspective d'un Bobby Sands, cet activiste de l'IRA mort dans une prison britannique en 1981.

     

    Un ancien médecin militaire qui a eu à traiter les détenus de Guantanamo, le général Stephen Xenakis, a également estimé que le fait de nourrir de force était "un affront à la dignité humaine". Pour ce médecin, "La simple vérité est que nourrir de force viole l'éthique médicale et le droit international et rien au nom de la défense de notre pays ne peut justifier ce traitement cruel, inhumain et dégradant à l'encontre d'un homme ou d'une femme".

    Quelques heures avant la nouvelle audition au Congrès sur l'opportunité ou non de fermer la prison, des dizaines de représentants des religions musulmane, catholique, protestante et juive ont de leur côté observé un jeûne de 24 heures pour demander d'en finir avec Guantanamo.

    "La torture et la détention illimitée pratiquée à Guantanamo sont devenues une blessure morale ouverte", a lancé le directeur de coalition Campagne religieuse nationale contre la Torture (NRCAT), Richard Killmer, qui regroupe 320 organisations participantes.

    Mgr Virginia Farris, représentant les évêques catholiques, a estimé que "Guantanamo est devenue le symbole de la détention illimitée sans procès. Fermer cette prison aiderait à restaurer la réputation des Etats-Unis dans le monde en matière de défense des droits de l'homme".
     

    Un emprisonnement "hors la loi" d’un coût faramineux

    Ces arguments ont été repris lors de l'audition par certains sénateurs appartenant au parti du président Barack Obama, qui a renouvelé fin mai sa promesse de fermer Guantanamo.

    "La réalité est que chaque jour qu'elle reste ouverte, la prison de Guantanamo affaiblit nos alliances, inspire nos ennemis et remet en cause notre engagement pour les droits de l'homme", a jugé le sénateur Richard Durbin.

    Autre réalité : son coût faramineux de 454 millions de dollars par an, soit 2,7 millions par détenu à Guantanamo, contre 78 000 dollars à la prison fédérale de haute sécurité de Florence, dans le Colorado, jugée la plus sûre du pays.

    Selon le représentant démocrate Adam Smith au total, 4,7 milliards de dollars (plus de 3,5 milliards d'euros) ont été dépensés pour la prison depuis son ouverture en 2002.

    Mais, le Congrès, où les républicains dominent la chambre des Représentants, a interdit au Président de transférer les détenus sur le territoire américain.

    Pour la sénatrice démocrate Dianne Feinstein, "C'est un énorme gaspillage". Les partisans de la fermeture font également valoir que l'image des Etats-Unis est ternie par le maintien en détention depuis des années de prisonniers ni inculpés ni jugés.

    De leur côté, les opposants, majoritairement républicains, estiment qu'il s'agit d'un outil essentiel de lutte contre le terrorisme et que Barack Obama n'est pas parvenu à présenter une option alternative viable.

    Sur les 166 détenus de Guantanamo, 86 - dont 56 Yéménites - ont été désignés comme transférables dans leur pays d'origine par l’administration.

    Quelque 46 autres sont en détention illimitée, sans inculpation ni procès faute de preuves, mais jugés trop dangereux pour être libérés.

     

    Source : rtbf.be

  • Le respect de la dignité humaine du aux prisonniers n’est pas chiffrable

    Les données statistiques sont utiles pour un gestionnaire et les données internationales ne sont apparemment pas en défaveur de la France. Le tout est de savoir ce que ces données recouvrent.
     

    Véritable phénomène culturel, la propension à incarcérer un délinquant varie beaucoup dans le monde.

    En 2012-2013, le nombre de détenus par rapport à la population totale est en France de 101 pour 100.000 habitants. Il était de 60 en Finlande, 67 en Suède, 80 en Allemagne et 716 aux USA !

    En Afrique du Nord, ce taux est de 80 en Egypte, 156 en Algérie et 220 au Maroc.

    En Afrique sub-saharienne, il est de 31 au Nigeria, 34 en Côte d’Ivoire, 64 au Sénégal, 119 au Cameroun et 289 en Afrique du Sud.

    En Amérique latine, il est de 147 en Argentine, 209 au Mexique, 243 en Colombie, 274 au Brésil et 510 à Cuba.

    En Orient, il est de 284 en Iran, 162 en Arabie Saoudite, 30 en Chine, 59 en Indonésie, 121 en Chine et 145 au Vietnam, ce taux étant de 124 en Australie.
     

    Le taux de surpopulation est moins variable mais dépend en fait de la capacité officielle selon l’administration.

    Le taux officiel d’occupation est de 120 en France, 100% en Finlande, 90% en Suède, 85% en Allemagne et 106% aux USA.

    En Afrique, il est de 158% au Maroc, 112% au Nigeria, 119% au Cameroun, 132% au Nigeria et 218% en Côte d’Ivoire

    En Amérique latine, il est de 100% en Argentine, 125% au Mexique et 172% au Brésil.


    A l’exemple du Cameroun, la surpopulation réelle peut être tout autre…

    prison,surpopulation,dignité humaine,incarcérationUn reportage du quotidien local « Le Jour » rapporté par le site Slateafrica.com décrit la prison centrale de Douala construite pour 800 détenus. Elle abritait 2.500 détenus en 2011 dans 27 cellules. Dans l’une d’entre elle, il n’y avait pas moins de 100 détenus pour 12 m².

    La situation est la même dans le pénitencier de Mbanga. Ceci explique pourquoi des détenus préfèrent dormir à la belle étoile plutôt que de devoir dormir assis.

    Les détenus « VIP » n’y sont guère mieux lotis. Lors d’un incendie le 3 septembre 2012, la cellule spéciale n°18 des « VIP » a été carbonisée alors qu’elle abritait 44 détenus.

    L’incendie aurait été provoqué par un court-circuit dans la cellule voisine n°20 également détruite qui renfermait 24 détenus dans des cellules de fortune appelées « Kitos » et aménagées avec des matériaux de fortune… Les 68 détenus ont été regroupés dans l’infirmerie en attendant d’être recasés dans les autres cellules…

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu