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  • Des détenus thaïlandais boxent pour leur liberté

    Les peines de prison prononcées par la justice thaïlandaise sont souvent très lourdes et pouvent aller jusqu’à la perpétuité. Mais depuis un an, l’administration pénitentiaire a renoué avec la tradition : donner aux détenus les plus valeureux une chance l’alléger leur peine.

    Un tournoi pour la liberté : the Prison Fight

     

    Prison Fight,Thaïlande,boxe,KC OrtizLe système carcéral thaïlandais est souvent considéré comme l’un des pires au monde. La plupart des prisonniers purgent des peines à perpétuité quand ils n’ont pas été condamnés à mort. Certains en profitent pour pratiquer le muay thai, la boxe thaïe, véritable sport national.

     

    Depuis un an, qu’ils soient d’anciens voleurs, assassins, violeurs ou prisonniers politiques, les prisonniers peuvent participer à un tournoi de boxe thaïe un peu particulier : le Prison Fight. Ce programme a été mis sur pied par deux organisations caritatives thaïlandaise et estonienne, en étroite collaboration avec le «département des corrections» du Ministère de la Justice. Le photographe KC Ortiz a été habilité à couvrir le tournoi.

     

    Le principe du programme est simple : faire venir des détenus de tout le pays dans une même prison (actuellement la Khlong Phai Prison de la ville de Pak Chong), et les faire monter sur le ring face à des combattants professionnels venus du monde entier.

     

    L’enjeu : des remises de peine

     

    Outre l’intérêt pour tous les détenus de sortir de l’ambiance délétère de la prison, le tournoi ouvre une perspective de libération aux plus vaillants. En effet, les détenus qui remportent un combat gagnent, en plus d’une éventuelle somme d’argent, le droit de rencontrer le directeur de leur prison et d’obtenir une remise de peine.

     

    Les remises de peine peuvent s’accumuler au même rythme que les victoires. Certains détenus parviennent ainsi à gagner leur liberté à la force de leurs poings et pieds, sans que personne ne prenne en compte les crimes commis. Ce n’est pas une fausse perspective puisque 90% des combats sont remportés par les prisonniers thaïlandais. Il faut dire qu’il y a Sirimongkol, trois fois champion du monde WBC de boxe anglaise parmi les détenus…

     

    Cette initiative est conforme à la loi thaïlandaise puisque celle-ci stipule que l’amnistie peut être accordée lors de grands accomplissements sportifs. Elle est également conforme à une tradition qui remonte au 18e siècle. Celle-ci veut que les prisonniers qui prouvent leur bravoure au combat puissent gagner leur liberté. C’est ainsi qu’après le pillage de l’ancienne capitale thaïlandaise Ayutthaya en 1767, un combattant thaïlandais, Nai Khanomtom, s'est retrouvé en prison après avoir été capturé. Six ans plus tard, il participe de force à un tournoi organisé par les soldats birmans et affronte neuf des meilleurs hommes du Roi Hsinbyushin. Nai Khanomotom défait chaque adversaire et le roi, impressionné, lui a alors accordé sa liberté.

    Les tournois se succèdent tous les deux mois depuis janvier 2013. Les rencontres ont lieu dans la cour de la prison avec pour seuls spectateurs les détenus et les gardiens. Selon Alexis Barateau, un boxeur de muay thai français originaire de Limoges et expatrié sur place pour y pratiquer son sport, «les combattants sont très polis et se serrent la main», à l’image des gladiateurs sous l’empire romain. «Petit à petit, les détenus m’ont fait visiter leurs cellules, l’endroit où ils vivent.» Comme Alexis Barateau a remporté la première édition de Prison Fight, «maintenant, lorsque j’arrive, les gardiens se précipitent pour porter mes affaires». 

    Alexis Barateau, assouvit ainsi sa passion sportive tout en faisant rêver les détenus thaïlandais. Il permet à quelques uns de rêver à une libération anticipée, et à la plupart d'oublier la dureté de leur incarcération.

    Source : MuayThaiGalaxyFluctuat Première

  • La personne qui forcerait une fille à se marier risquera en Suède 4 ans de prison

    Le mariage forcé est l’union d’une jeune femme avec un homme, soit qu’elle ne connaît pas, soit de sa famille (souvent un cousin), avec lequel elle refuse de vivre et de se marier. Ce mariage se fait sous la contrainte.

    Béatrice Ask, ministre de la justice suédoise, propose une loi pour punir d’une peine jusqu’à quatre ans de prison les organisateurs de mariages forcés, y compris à l'étranger.

    Le ministère de la Justice a indiqué dans un communiqué de ce 19 janvier 2014 qu'il va saisir le Conseil législatif qui examinera la constitutionnalité des lois en vue de créer «un nouveau délit : obliger à se marier».

    mariage forcé,suède,franceL'annonce a été faite après une cérémonie marquant le 12ème anniversaire du meurtre de Fadime Sahindal, une jeune Turque de 26 ans abattue par son père parce qu'elle refusait un mariage arrangé. Ce meurtre avait provoqué en Suède une prise de conscience quant au danger encouru par les jeunes filles immigrées, en particulier musulmanes, qui s'opposent aux projets de leur famille.

    Le gouvernement suédois veut interdire non seulement le fait d'organiser un mariage contre la volonté d'un des deux époux, mais aussi d'en préparer un ou d'exercer une pression sur une personne pour qu'elle se marie. «Le délit de contraindre au mariage qui serait commis par une personne ayant des liens avec la Suède pourra donner lieu à des poursuites ici, même s'il n'est pas punissable dans le pays où il a eu lieu», a-t-il ajouté.

    D'après une étude de la Direction de la jeunesse en 2009, 70.000 Suédois de moins de 25 ans, en très grande majorité issus de l'immigration, ont une famille qui limite le choix de leur futur conjoint.

    Près de 70.000 mariages forcés par an en France

    Jusqu'à la fin du XIXe siècle cette pratique était très habituelle dans les classes aisées européennes. De nos jours elle est très habituelle chez les islamistes.

    En France il n'y a pas de statistiques officielles à ce sujet mais selon une étude du Groupement pour l'Abolition des Mutilations Sexuelles (GAMS) le nombre estimé de mariages forcés est de 70.000 par an.

    mariage forcé,suède,franceA l’initiative des jeunes filles mariées de l’Hérault, un réseau d’entre-aide a été créé avec le soutien du Mouvement Français pour le Planning Familial (MFPF) avec un site de partage de témoignages.

    Le plus souvent nées en France, les jeunes filles qui contactent le Gams sont principalement originaires du Maghreb, d'Afrique subsaharienne ou de Turquie. Elles ont pour la plupart entre 16 et 21 ans. «On arrive difficilement à leur faire ôter de la tête qu'“une femme sans mari, elle n'est rien du tout”, et que ce n'est pas parce qu'elles refusent un mariage qu'elles renient leur culture, témoigne Khady. Beaucoup n'ont pas la force de combattre leur famille et finissent par abandonner.»

     

    L'obsession de la virginité des filles, la volonté de respecter les traditions et d'éviter une «dissolution de l'identité familiale» semblent être des raisons courantes de l'organisation de mariages forcés. «L'éloignement avec la société d'origine déclenche parfois un repli identitaire, explique-t-on au Gams. Le mariage forcé des jeunes serait alors un “acte d'allégeance” à la famille restée au pays.» Cette dernière peut aussi faire valoir l'obligation de «solidarité» avec ceux qui ont immigré: «Marie ta fille à mon fils, comme ça, il pourra lui aussi venir en France»…

     

    Cependant, pour les nouvelles immigrées et jeunes filles d’immigrés, la proportion de mariées de force diminue fortement. Selon l’étude de Christelle Hamel publiée par l’INED en 2011, sans disparaître totalement, le mariage contraint se fait rare chez les plus jeunes : parmi celles ayant entre 36 et 30 ans, seules 2% ont été mariées contre leur gré et 7% avec un consentement altéré (22% chez les femmes immigrées de 51 à 60 ans).

     

    Pour le reste de la population, l’intervention d’une tierce personne ayant sciemment organisé la rencontre des futurs conjoints a quasiment disparu chez les moins de 30 ans alors qu’elle concernait encore 5% des mariages en 1960.

     

    Depuis 2010, les femmes peuvent s'adresser au juge aux affaires familiales pour demander secours, lorsqu'elles craignent d'être mariées contre leur gré. S'appliquent alors les mêmes dispositions que dans le cas de violences conjugales. Le juge peut interdire la sortie du territoire français, accorder un domicile momentané et même un titre de séjour provisoire pour celles qui n'en disposeraient pas.

     

    En fait, les cas de mariages forcés ne parviennent le plus souvent devant les tribunaux que par le biais des violences qu'ils occasionnent.

     

    Jean-Marc Ayrault a annoncé le 29 novembre 2012 le projet de pénaliser les organisateurs de mariage forcé, mais sans plus de détails…

     

    Sources : AFP à Stockholm, Mémoire d’Aïna

  • Choisir d'être libéré de la peur, une capacité propre à l’homme

    Lors des journées d’études internationales sur le fait religieux en prison organisées fin octobre 2013 à Paris par le ministère de la justice, la sociologue Céline Béraud a décrit le rôle et la place des aumôneries qu’elle a observés dans les prisons françaises. Lors d’une brève conversation que j’ai eue ensuite avec elle, l’universitaire m’a dit avoir été très surprise par la fréquence des réflexions faites à propos du jugement dernier lors de ses entretiens avec les détenus et l’inquiétude que ces réflexions exprimaient.

    Avec Nietzsche, nombre d’athées justifient leurs critiques envers les religions par l’exploitation de cette peur. Grande est en effet la tentation pour tous ceux qui ont pour ambition de manipuler et d’exercer un pouvoir sur les esprits de s’appuyer sur cette capacité émotionnelle.

    La peur est naturelle et vitale

    peur,anxiété,angoisse,libération,mort,jugement,miséricordeLa peur est la capacité instinctive de reconnaître le danger et de le fuir ou de le combattre pour rester en vie. Pour un neurologue, la peur est essentiellement une activation de l'amygdale face à un danger imminent (la calcification de l’amygdale occulte la capacité de peur). Elle entraine une inhibition de la pensée et prépare l'individu à fuir ou à se défendre. Pour les psychologues, il faut distinguer la peur de l’anxiété, celle-ci étant le résultat de menaces perçues comme incontrôlables ou inévitable, ainsi que de l’angoisse qui est le résultat de la terreur qui correspond à des peurs intenses, prolongées ou répétées.

    La peur est très certainement l'une des émotions les plus anciennes du monde animal. Elle est liée à l’instinct de survie qui permet aux animaux d'éviter des situations dangereuses pour eux-mêmes ou pour leur progéniture. Le principal objet de peur pour un animal est typiquement la présence d'unprédateur en chasse. Ce peut être également un bruit insolite, un mouvement violent, l’ignorance de sa source. Face à l’inconnu, la peur est ainsi source de prudence. Par contre, en groupes, elle peut susciter une panique, une folie collective qui peut occulter un danger réel..

    Les types de réactions sont variés :

    -          la fuite à toutes jambes (la plupart des mammifères tels que lièvres, chevaux…) ou à tire d’ailes

    -          l’enfouissement ou la cachette dans un abri (limandes, petits de marsupiaux, lapins, rongeurs, alevins de cichlidés…)

    -          le regroupement pour paraître plus impressionnant (bans de poissons…)

    -          le cri, le gonflement de la silhouette pour épouvanter (éléphants, félins, canins, diodons…)

    -          le renfermement sur soi (tortues, hérisson, poisson porc-épic…)

    -          l’immobilité (papillons, phasmes, mantes…) ou le changement d’apparence pour se fondre dans l’environnement et passer inaperçu (caméléons, crabes…)

    -          la ruade ou l’affrontement offensif (camélidés, carnassiers, mères défendant leur progéniture…)

    -          l’évitement (image de l’autruche qui se met la tête dans le sable) bien qu’il n’évite pas de danger !

    Pouvoir décider de se libérer de la peur, une capacité propre à l’homme

    peur,anxiété,angoisse,instinct,libération,mort,jugement,miséricorde,Epicure,La complexité de l'esprit humain a transposé l’instinct naturel de peur sur des situations sociales ou des objets symboliques (araignées, serpents…). De plus, il appréhende consciemment la mort. De ce fait, la mort devient l’objet de peur par excellence puisqu’elle est l'incarnation même du danger.

    Des philosophies athées et matérialistes mettent en évidence l'aspect paradoxal de la peur de la mort en remarquant avec le grec Épicure que : «Lorsque nous sommes vivants, la mort n'est pas. Lorsque la mort est là, nous ne sommes plus. Dès lors, dans la mort que crains-tu exactement ?».

    Pour les animistes, il n'y a pas vraiment de mort ; le dialogue entre les «morts» et les vivants se poursuit sans interruption.

    Pour les bouddhistes, le corps et l’esprit sont liés, mais la mort les séparent, chaque partie ayant son propre continuum : le corps devient cadavre, et l'esprit subtil continu jusqu'à ce qu'il se réincarne dans un autre corps plus ou moins soufrant, ceci perpétuellement jusqu'à ce qu'il se libère de l'ignorance.

    Les hindous échappent à la peur en croyant que le corps n'est qu'une enveloppe matérielle temporaire. Le karma est identifié à toute action déterminant de façon automatique non seulement la renaissance après la mort, mais aussi les formes de cette future existence et la situation que l'individu connaîtra dans sa nouvelle vie. L'homme devient ce qu'il accomplit : les bonnes actions d'une existence antérieure améliorent les conditions de vie de l'existence à venir, tandis que de mauvaises actions les aggravent. Chaque individu détermine son propre destin dans la vie à venir. Il n'est pas question de récompense ou de punition, puisqu'il n'y a personne pour récompenser ou punir. Dans cette succession d'existences terrestres, l'âtman demeure l'essence invariable propre à l'individu. Pour briser ce cycle perpétuel, l'hindou doit vivre de manière à ce que son karman ne soit ni négatif, ni positif. Parmi les méthodes de yoga qui lui enseigne le moyen d’y parvenir, il peut choisir entre la dévotion, l'action, la connaissance ou la méditation. La majorité des hindous choisit la dévotion, le bhakti-yoga.

    D’autres, la majorité des hommes et des femmes de ce monde, échappent à la peur de la mort en acceptant de croire en la révélation de l’existence d’un Dieu créateur et miséricordieux, ainsi qu’en une vie après la mort. Avec cette foi, l'esprit appréhende la mort sans la craindre. Toutefois, la majorité déplace cette peur de la mort en craignant ce qui lui succède, c'est-à-dire le jugement et le risque de vivre éternellement en enfer.

    Les musulmans, comme les juifs et les chrétiens, croient que la vie présente n'est qu'un chemin en vue d’accéder à un univers intemporel. Leur foi inclut celle dans le jour du jugement dernier, la résurrection, l’enfer et le paradis. Le corps ressuscite pour se joindre de nouveau à l'âme à la fin des temps lors du jugement dernier. Trois œuvres peuvent aider une personne défunte : l’aumône qu'elle a donnée, la connaissance qu'elle a enseignée et la prière d’un enfant vertueux.

    Les chrétiens ont une singularité parmi les monothéistes : ils croient que Jésus est Dieu incarné, qu'il est le chemin qui mène à lui Père éternel, qu’il a souffert et qu’il a affronté la mort par amour pour sauver tous les hommes ses frères, qu’il a vaincu la mort par sa propre résurrection. Ils croient qu'après la mort, ils sont vivants avec Dieu pour toujours. Leur corps terrestre n'existe plus mais que, plongé lors du baptême dans la mort et la résurrection de Jésus Christ, ils passent eux aussi de la mort à la vie en Dieu.

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    Détenu dans un environnement confiné, tout parait être ou est réellement source potentielle de danger pour le prisonnier. Il n’est donc pas surprenant que la peur le tenaille, avec les diverses réactions instinctives qu’elle provoque. Les questions existentielles deviennent pour le prisonnier extrêmement prégnantes. Ayant comparu devant le tribunal des hommes et subissant, outre la suppression de liberté, des peines plus ou moins supportables, la question du jugement dernier devient essentielle.

    La tentation du technicien psychiatre est d’utiliser l’arsenal des neuroleptiques. Il existe une autre voie qui peut paraître idéale du fait que le prisonnier est en situation de vulnérabilité face aux multiples manipulateurs potentiels ; une voie plus respectueuse de la dignité intrinsèque, voire transcendantale de l’homme, qui fait appel à une démarche consciente et réfléchie avec la libre adhésion personnelle à une croyance ou non.

    La rencontre avec des témoins de la miséricorde divine et la perception d’un vrai regard amical sont, pour le prisonnier, une voie royale qui lui permet de maîtriser sa peur, de retrouver toute sa dignité intrinsèque d’homme et de femme capable de choisir son chemin de vie.


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    Choisir d'être libéré de la peur est une expression plus exacte


    En citant St Jean, un ami m’a fait remarquer « qu’u
    n homme ne peut rien s'attribuer, sauf ce qu'il a reçu de Dieu. Tout vient de Lui, tout est par Lui, tout est pour Lui. D'autre part on n'échappe pas à la peur quand on l'offre à Dieu : on en est guéri !!! »

    Par sa concision excessive, le titre initial de l’article était ambigu car il pouvait donner à penser que l'homme peut se libérer tout seul. En fait, le propre de l'homme est sa capacité à choisir, sa liberté de conscience.

    Les animaux subissent instinctivement la peur. Seul l'homme a la capacité d'accepter consciemment l'Amour qui lui est offert à travers le regard amical et le témoignage vivant de l'Amour et, en l'acceptant, de se libérer de sa peur. S'il refuse cette offre d'Amour, s'il ne se laisse pas envahir par l'Amour, il est très probable qu'il sera rongé perpétuellement par le remords.

    Je suis donc d'accord pour dire que seul l'Amour de Dieu nous libère définitivement, Jésus ne formant qu'un ne Dieu avec le Père et l'Esprit d'Amour qui les unit. Puisque Dieu est Amour, c'est l'Amour qui nous libère. St Jean écrit, "si nous aimons, nous sommes enfants de Dieu... Si nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous et son amour atteint en nous sa perfection. Nous reconnaissons que nous demeurons en Lui, et Lui en nous, à ce qu'Il nous donne part à son Esprit. 

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