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  • Les prisonniers exclus des élections municipales

    Dans son article, Nicolas Guégan, journaliste du Point, relève que les prisons françaises détiennent un triste record : celui du taux d'abstention. Seuls 544 détenus ont voté lors des dernières élections municipales en mars 2008, soit moins de 1% de la population carcérale.

     

    Or, contrairement à ce que la majorité des Français pensent, depuis 1994, une condamnation n'entraîne plus automatiquement la perte des droits civiques. Sur plus de 50.000 prisonniers en droit de voter, seuls 1 609 en sont privés.

     

    Comme tous les électeurs, les détenus avaient jusqu'au 31 décembre pour s'inscrire sur les listes électorales. Mais voter en prison relève du chemin de croix tant les démarches sont "horriblement compliquées : le détenu doit d'abord réclamer sa carte d'identité au service des fouilles. Il s'inscrit ensuite dans sa commune de résidence ou dans celle de son établissement pénitentiaire", rapporte François Korber, délégué général des Robins des lois, association qui défend les prisonniers.

    Reste le plus difficile : trouver un proche qui accepte de glisser le bulletin dans l'urne le jour J. L’autre solution est encore plus difficile : l'autorisation de sortie. Lors du second tour de la présidentielle 2012, seuls 352 prisonniers en avaient bénéficié !

    Des prisonniers exclus de la société ?

     

    Selon Jean-François Forget, secrétaire général de l'Ufap-Unsa, premier syndicat de l'organisation pénitentiaire, la forte abstention s'explique "par la situation de désocialisation des prisonniers", et non pas par les difficultés que ces derniers peuvent rencontrer.

     

    prison, metz Queuleu, élections municipalesAinsi, à la prison de Metz-Queuleu, un clip a été réalisé en interne pour inciter les détenus à prendre part aux élections. "Ils se sentent exclus de la société alors qu'ils restent simplement privés de liberté et qu'ils vont retourner dans cette société", analyse Elizabeth Dileo, la directrice de la maison d'arrêt, au micro deFrance Bleu. Malgré cette campagne d'information aucun des 600 détenus n'a fait les démarches nécessaires pour voter les 23 et 30 mars.

     

    Des urnes dans les prisons

    Lassés par l'inefficacité de la situation actuelle, les Robins des lois militent pour la création de bureaux de vote dans les prisons à l'exemple de l'Australie où des isoloirs mobiles sont installés dans les centres pénitentiaires.

     

    L’association a déposé le 17 janvier 2014 un recours administratif préalable (Rap) auprès de Manuel Valls et de Christiane Taubira, au nom du principe d'égalité. Elle réclame une modification de l'article R40 du Code électoral. En arrivant dans un lieu de détention, le détenu serait automatiquement inscrit sur les listes électorales de la commune où se situe la prison.

     

    Source : Le Point, 17 mars 2014

  • La vie de quatre mères en prison

    M6 diffuse le dimanche 16 mars à 23h00 un documentaire réalisé par Hélène Lam Trong qui, pendant 100 mn dépeint la vie de quatre mères en prison à Rennes.

    L’article ci-dessous de Mustapha Kessous, journaliste du Monde, en fait une présentation qui incite à le voir malgré l’heure tardive.

    A noter qu’il sera possible de le visionner encore gratuitement pendant 30 jours sur http://www.6play.fr/


    prison, femmes, Rennes

    Prison deRennes (Ille-et-Vilaine). Dans cet immense bâtiment, deux cent cinquante femmes tentent desurvivrele temps de leur peine. Derrière ces barreaux existe un bloc à part où les portes sont peintes en rose et les murs recouverts de dessins. Un monde où des détenues semblent… heureuses. Il y a de la vie, des rires, de l’amour et même un jardin. Ce coin-là, c’est la nursery. Même en cellule, une condamnée peutvivre avec son bébé jusqu’àses 18 mois. Ensuite, elle doit retourner avec les autres, et l’enfant est confié aux proches ou à une famille d’accueil.

    Dans cette nursery, les jouets font la loi, les gardiennes sont des « tatas » bienveillantes qui laissent parfois les bambins tripoter leurs innombrables clés attachées à leur ceinture. A chacun son hochet en acier… Même si tout est fait pour que l’enfant n’ait pas le sentiment d’être en captivité, le bruit glaçant des serrures rappelle à chaque instant qu’on est dans un établissement pénitencier. Mais peu importe, la nursery sent le parfum de la liberté et des couches.

    LIENS INDÉFECTIBLES

    L’Absente raconte le quotidien de quatre mères qui vivent – ou qui ont vécu – à l’ombre des barreaux. Il y a Maïwenn, qui a fait le choix de faire naître Charlotte en prison. Touchante, cette maman ne cesse de couvrir sa fille de baisers et appréhende le jour où elle devra se séparer (presque) définitivement d’elle et la confier à son père. Maïwenn a pris vingt ans. C’est long, mais ce n’est rien, comparé à l’absence prochaine de sa fille.

    Et que dire de Céline ? Une jeune maman paumée qui n’a pas vu Tony grandir. Ce garçon, meurtri d’avoir une mère en prison, a une dizaine d’années et parle comme un homme. Lors d’une permission, Céline aura l’occasion de revoir son fils mais, entre eux, les gestes tendres se feront rares.

    Ce documentaire, réalisé par Hélène Lam Trong et produit par Mélissa Theuriau, ne porte aucun jugement sur ces détenues. Tout juste livre-t-il le message qu’une mauvaise citoyenne ne fait pas forcément une mauvaise mère. Au fond de sa cellule, aucune de ces femmes ne peut supporter qu’on remette en cause l’amour qu’elle porte à son enfant et chacune se sent coupable de l’avoir abandonné.

     

    Ce sont les témoignages recueillis qui rythment L’Absente, dont un des mérites est de donner la parole aux condamnées mais aussi à leurs enfants que le sentiment de honte peut conduire, parfois, à une profonde dépression. Dommage que les commentaires au début et au milieu du film viennent parfois affadir certaines paroles énoncées. Il n’empêche, L’Absente montre avec douceur que même derrières les barreaux, les liens entre une mère et son enfant restent indéfectibles.

  • Un collectif de comédiennes exprime à Lausanne lengagement politique de Michel Foucault en 1971

    Créée en 2004, la compagnie collective Foucault71 s’est lancé dans une aventure fondée sur la figure et l’œuvre du philosophe Michel Foucault. Les cinq comédiennes donneront la représentation d’une trilogie à Lausanne, théâtre La Grande de Dorigny, du 27 au 29 mars.

     

    Foucault71 explore l’engagement dans la vie publique du philosophe en 1971 autour de trois affaires précises:
    - la création du Groupe d’information sur les prisons (GIP),
    - le passage à tabac du journaliste Alain Jaubert par la police
    - la création du Comité Djellali suite au meurtre, présumé raciste, d’un jeune Algérien.

    Cette trilogie a obtenu le
    Prix du Jury du Festival Impatience 2009/Théâtre de l’Odéon-Télérama

    Archives, émissions radiophoniques et télévisuelles, reconstitution de dialogues, mises en scènes d’extraits d’essais … rendent vigoureux ce portrait du militantisme des intellectuels de l’après mai 68 et plus largement questionnent l’acte citoyen.

     

    10 jours d’événements culturels à Lausanne

    Du 19 au 30 mars à Lausanne seront présentés autour de Michel Foucault et de la problématique des prisons plusieurs événements culturels et autres (films, expositions et débats) organisés par : Infoprisons, Association Prélude, Ligue des Droits de l’homme, EESP, Graap, Groupe Regards Critiques, L’association des Juristes progressistes vaudois.

     

    Ils sont organisés en partenariat avec Théâtre 2.21, BCU, Cinespace, Cinéma City Club Pully, Cinéma Oblo, Cinéma de Cossonay, Le Courrier, Librairies Basta, la couleur des jours.

    Cliquer sur Programme complet


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