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Voyage - Page 2

  • Des condamnations à mort par centaines en Egypte

    condamnation à mortLa machine judiciaire s’est mise au service de l’armée pour écraser l’opposition islamique avant les élections présidentielles de juillet prochain.

    Le lundi 28 avril un tribunal a condamné à mort 700 partisans du président destitué Mohamed Morsi. Parmi les condamnés, le chef des Frères musulmans Mohamed Badie, qui a été accusé d’ »incitation à la violence ».

    La plupart des condamnés étaient jugés pour avoir participé à des manifestions le 14 août 2013 dans la région de Minya.

    Ces condamnations surviennent un mois après un premier procès qui avait abouti à la condamnation à la peine capitale, par le même juge de Minya, de 529 présumés pro-Morsi au terme d’une seule journée d’audience. Ce même 28 avril, le magistrat Saïd Youssef Sabry a toutefois commué ces condamnations en prison à vie, sans plus d’explications.

    La répression ne touche pas que le mouvement islamique. Ce même lundi, un tribunal du Caire a interdit le Mouvement du 6-Avril, groupe laïc de gauche en pointe dans la contestation populaire qui avait renversé le président Moubarak en 2011.

     

    Bien que très réservé à l’égard du courant islamiste des Frères Musulmans, l’instrumentalisation de la justice est insupportable et laisse à penser que l’Egypte va de nouveau être soumise à un régime dictatorial. Les révolutionnaires de 2011 découvrent que leurs rêves de démocratie étaient en fait utopiques…

  • 30 nouveaux membres de la Fraternité du Bon Larron le jour de Pâques

    En ce jour de Pâques 2014, l'abbé Roger MADIELA m'informe que la Fraternité catholique des prisons "Le Bon Larron" compte d'un coup 30 nouveaux membres !

    Ce jour béni marque un tournant pour la Fraternité : ces 30 nouveaux membres sont tous des prisonniers détenus dans la prison centrale de Boma en République Démocratique du Congo.

    prisonniers,Boma,Congo,Bon LarronEn ce jour de Pâques, 28 des 330 détenus ont été baptisés et 2 autres ont été confirmés par l'abbé Jean-Claude DIAKI, secrétaire chancelier du diocèse de Boma.

    A l'origine, il était prévu que ce soit l'évêque, Mgr Cyprien MBUKA, qui les baptise et les confirme mais il a du rejoindre très tôt le matin ses confrères pour aller avec eux en Terre Sainte.


    prisonniers, Boma,Congo démocratique,baptiséL'abbé Roger MADIELA, aumônier de la prison, précise que ces 30 prisonniers sont membres de la Fraternité Le Bon Larron pour prier pour eux-mêmes et pour les autres.

  • Des détenus thaïlandais boxent pour leur liberté

    Les peines de prison prononcées par la justice thaïlandaise sont souvent très lourdes et pouvent aller jusqu’à la perpétuité. Mais depuis un an, l’administration pénitentiaire a renoué avec la tradition : donner aux détenus les plus valeureux une chance l’alléger leur peine.

    Un tournoi pour la liberté : the Prison Fight

     

    Prison Fight,Thaïlande,boxe,KC OrtizLe système carcéral thaïlandais est souvent considéré comme l’un des pires au monde. La plupart des prisonniers purgent des peines à perpétuité quand ils n’ont pas été condamnés à mort. Certains en profitent pour pratiquer le muay thai, la boxe thaïe, véritable sport national.

     

    Depuis un an, qu’ils soient d’anciens voleurs, assassins, violeurs ou prisonniers politiques, les prisonniers peuvent participer à un tournoi de boxe thaïe un peu particulier : le Prison Fight. Ce programme a été mis sur pied par deux organisations caritatives thaïlandaise et estonienne, en étroite collaboration avec le «département des corrections» du Ministère de la Justice. Le photographe KC Ortiz a été habilité à couvrir le tournoi.

     

    Le principe du programme est simple : faire venir des détenus de tout le pays dans une même prison (actuellement la Khlong Phai Prison de la ville de Pak Chong), et les faire monter sur le ring face à des combattants professionnels venus du monde entier.

     

    L’enjeu : des remises de peine

     

    Outre l’intérêt pour tous les détenus de sortir de l’ambiance délétère de la prison, le tournoi ouvre une perspective de libération aux plus vaillants. En effet, les détenus qui remportent un combat gagnent, en plus d’une éventuelle somme d’argent, le droit de rencontrer le directeur de leur prison et d’obtenir une remise de peine.

     

    Les remises de peine peuvent s’accumuler au même rythme que les victoires. Certains détenus parviennent ainsi à gagner leur liberté à la force de leurs poings et pieds, sans que personne ne prenne en compte les crimes commis. Ce n’est pas une fausse perspective puisque 90% des combats sont remportés par les prisonniers thaïlandais. Il faut dire qu’il y a Sirimongkol, trois fois champion du monde WBC de boxe anglaise parmi les détenus…

     

    Cette initiative est conforme à la loi thaïlandaise puisque celle-ci stipule que l’amnistie peut être accordée lors de grands accomplissements sportifs. Elle est également conforme à une tradition qui remonte au 18e siècle. Celle-ci veut que les prisonniers qui prouvent leur bravoure au combat puissent gagner leur liberté. C’est ainsi qu’après le pillage de l’ancienne capitale thaïlandaise Ayutthaya en 1767, un combattant thaïlandais, Nai Khanomtom, s'est retrouvé en prison après avoir été capturé. Six ans plus tard, il participe de force à un tournoi organisé par les soldats birmans et affronte neuf des meilleurs hommes du Roi Hsinbyushin. Nai Khanomotom défait chaque adversaire et le roi, impressionné, lui a alors accordé sa liberté.

    Les tournois se succèdent tous les deux mois depuis janvier 2013. Les rencontres ont lieu dans la cour de la prison avec pour seuls spectateurs les détenus et les gardiens. Selon Alexis Barateau, un boxeur de muay thai français originaire de Limoges et expatrié sur place pour y pratiquer son sport, «les combattants sont très polis et se serrent la main», à l’image des gladiateurs sous l’empire romain. «Petit à petit, les détenus m’ont fait visiter leurs cellules, l’endroit où ils vivent.» Comme Alexis Barateau a remporté la première édition de Prison Fight, «maintenant, lorsque j’arrive, les gardiens se précipitent pour porter mes affaires». 

    Alexis Barateau, assouvit ainsi sa passion sportive tout en faisant rêver les détenus thaïlandais. Il permet à quelques uns de rêver à une libération anticipée, et à la plupart d'oublier la dureté de leur incarcération.

    Source : MuayThaiGalaxyFluctuat Première

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