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Voyage - Page 3

  • La personne qui forcerait une fille à se marier risquera en Suède 4 ans de prison

    Le mariage forcé est l’union d’une jeune femme avec un homme, soit qu’elle ne connaît pas, soit de sa famille (souvent un cousin), avec lequel elle refuse de vivre et de se marier. Ce mariage se fait sous la contrainte.

    Béatrice Ask, ministre de la justice suédoise, propose une loi pour punir d’une peine jusqu’à quatre ans de prison les organisateurs de mariages forcés, y compris à l'étranger.

    Le ministère de la Justice a indiqué dans un communiqué de ce 19 janvier 2014 qu'il va saisir le Conseil législatif qui examinera la constitutionnalité des lois en vue de créer «un nouveau délit : obliger à se marier».

    mariage forcé,suède,franceL'annonce a été faite après une cérémonie marquant le 12ème anniversaire du meurtre de Fadime Sahindal, une jeune Turque de 26 ans abattue par son père parce qu'elle refusait un mariage arrangé. Ce meurtre avait provoqué en Suède une prise de conscience quant au danger encouru par les jeunes filles immigrées, en particulier musulmanes, qui s'opposent aux projets de leur famille.

    Le gouvernement suédois veut interdire non seulement le fait d'organiser un mariage contre la volonté d'un des deux époux, mais aussi d'en préparer un ou d'exercer une pression sur une personne pour qu'elle se marie. «Le délit de contraindre au mariage qui serait commis par une personne ayant des liens avec la Suède pourra donner lieu à des poursuites ici, même s'il n'est pas punissable dans le pays où il a eu lieu», a-t-il ajouté.

    D'après une étude de la Direction de la jeunesse en 2009, 70.000 Suédois de moins de 25 ans, en très grande majorité issus de l'immigration, ont une famille qui limite le choix de leur futur conjoint.

    Près de 70.000 mariages forcés par an en France

    Jusqu'à la fin du XIXe siècle cette pratique était très habituelle dans les classes aisées européennes. De nos jours elle est très habituelle chez les islamistes.

    En France il n'y a pas de statistiques officielles à ce sujet mais selon une étude du Groupement pour l'Abolition des Mutilations Sexuelles (GAMS) le nombre estimé de mariages forcés est de 70.000 par an.

    mariage forcé,suède,franceA l’initiative des jeunes filles mariées de l’Hérault, un réseau d’entre-aide a été créé avec le soutien du Mouvement Français pour le Planning Familial (MFPF) avec un site de partage de témoignages.

    Le plus souvent nées en France, les jeunes filles qui contactent le Gams sont principalement originaires du Maghreb, d'Afrique subsaharienne ou de Turquie. Elles ont pour la plupart entre 16 et 21 ans. «On arrive difficilement à leur faire ôter de la tête qu'“une femme sans mari, elle n'est rien du tout”, et que ce n'est pas parce qu'elles refusent un mariage qu'elles renient leur culture, témoigne Khady. Beaucoup n'ont pas la force de combattre leur famille et finissent par abandonner.»

     

    L'obsession de la virginité des filles, la volonté de respecter les traditions et d'éviter une «dissolution de l'identité familiale» semblent être des raisons courantes de l'organisation de mariages forcés. «L'éloignement avec la société d'origine déclenche parfois un repli identitaire, explique-t-on au Gams. Le mariage forcé des jeunes serait alors un “acte d'allégeance” à la famille restée au pays.» Cette dernière peut aussi faire valoir l'obligation de «solidarité» avec ceux qui ont immigré: «Marie ta fille à mon fils, comme ça, il pourra lui aussi venir en France»…

     

    Cependant, pour les nouvelles immigrées et jeunes filles d’immigrés, la proportion de mariées de force diminue fortement. Selon l’étude de Christelle Hamel publiée par l’INED en 2011, sans disparaître totalement, le mariage contraint se fait rare chez les plus jeunes : parmi celles ayant entre 36 et 30 ans, seules 2% ont été mariées contre leur gré et 7% avec un consentement altéré (22% chez les femmes immigrées de 51 à 60 ans).

     

    Pour le reste de la population, l’intervention d’une tierce personne ayant sciemment organisé la rencontre des futurs conjoints a quasiment disparu chez les moins de 30 ans alors qu’elle concernait encore 5% des mariages en 1960.

     

    Depuis 2010, les femmes peuvent s'adresser au juge aux affaires familiales pour demander secours, lorsqu'elles craignent d'être mariées contre leur gré. S'appliquent alors les mêmes dispositions que dans le cas de violences conjugales. Le juge peut interdire la sortie du territoire français, accorder un domicile momentané et même un titre de séjour provisoire pour celles qui n'en disposeraient pas.

     

    En fait, les cas de mariages forcés ne parviennent le plus souvent devant les tribunaux que par le biais des violences qu'ils occasionnent.

     

    Jean-Marc Ayrault a annoncé le 29 novembre 2012 le projet de pénaliser les organisateurs de mariage forcé, mais sans plus de détails…

     

    Sources : AFP à Stockholm, Mémoire d’Aïna

  • Les camps de rééducation par le travail sont formellement abolis en Chine

    Le comité permanent de l’Assemblée populaire nationale (ANP), la chambre d’enregistrement législative des décisions du Parti communiste chinois (PCC), la plus haute instance législative chinoise a formalisé mardi 24 décembre 2013 l’abolition des camps de rééducation par le travail.

    camp de travail,Chine,rééducationApparus en 1957 à l’initiative de Mao pour punir les «ennemis du peuple», ces camps ont perduré en dépit des réformes économiques et de l’ouverture lancées en 1978. Ils permettaient de détenir des personnes sur simple décision de police, et ce jusqu’à quatre ans. Objet de multiples abus, ils sont notamment utilisés par les autorités locales contre les contestataires, les internautes dénonçant la corruption ou les «pétitionnaires» demandant réparation d’un préjudice.

    Selon l’agence officielle Chine nouvelle, se référant à un texte émanant du gouvernement «Les législateurs ont reconnu le rôle important du « laojiao » (système des camps de rééducation par le travail) joué dans la sauvegarde de la sécurité publique et le maintien de la stabilité sociale et la punition des contrevenants», a assuré Chine nouvelle. Et d’ajouter que le « laojiao » a accompli sa mission historique». Le comité permanent de l’ANP a estimé que le programme de rééducation par le travail a d’ores et déjà été remplacé par d’autres dispositifs.

    La Chine compte environ 350 camps de travail où sont emprisonnés 160.000 détenus, selon l'agence de presse officielle Chine nouvelle qui cite les chiffres du Bureau de la "rééducation par le travail" du ministère de la Justice.

    La vie dans ces camps peut varier mais les prisonniers doivent subir de longues journées de travail dans des ateliers ou des usines et même dans de grandes fermes agricoles. Depuis 2005, de fortes pressions se sont fait sentir afin d’éliminer ce système.

    Plusieurs cas récents largement diffusés sur les réseaux sociaux chinois ont accentué la pression d’une opinion publique chinoise de plus en plus excédée par les dérives d’une police corrompue dans tout le pays. Ainsi, le cas d’une mère, Tang Hui, de la province du Hunan, condamnée au camp de travail pour avoir dénoncé des policiers coupables d’avoir enlevé sa fille de 11 ans et de l’avoir forcée à se prostituer.

    lettre d'un travailleur chinois dans un camp de rééducation 2011Autre exemple : le 21 octobre 2012, Julie Keith, de Portland, en Oregon (USA) a fait une découverte troublante dans un emballage de décorations d'Halloween qu'elle avait achetées au Kmart l'année précédente. Entre les blocs de polystyrène qui retenaient en place les accessoires se trouvait une lettre manuscrite pliée en huit. Extrait de la lettre : « Les gens ici doivent travailler 15 h/jour, sans congé hebdomadaire et payés 10 yuans, soit 1,2 €uro/mois»

    Avec l’arrivée de Xi Jinping à la tête du pays en novembre 2012, l’espoir de voir ce système aboli n’a cessé de croître. En janvier, un haut responsable de la sécurité nationale avait annoncé que la rééducation par le travail serait abolie cette année, mais son rapport officiel sur la situation avait rapidement disparu des sites officiels qui ne parlaient plus alors que «d’aménagements probables de ce système», sans donner plus de détails.

    camp de rééducation, travail, femmes,Jiangsu,Chine Les défenseurs chinois des droits de l’homme sur les réseaux sociaux applaudissent. «Je m’y attendais, mais je suis quand même surexcité en apprenant la nouvelle», a confié l’avocat Pu Ziquiang. Les camps de travail ont été supprimés en Chine grâce à ce troisième plénum, il faut le saluer. Cela montre que la Chine avance d'un pas vers l’'Etat de droit » Même réaction chez Sui Muquing : «C’est vraiment un grand progrès de civilisation», indique cet autre avocat engagé. «A partir d’aujourd’hui, les camps de travail sont supprimés, j’en pleure de joie», écrit encore l’ancien journaliste d’investigation Dong Fei.

    L’abolition va se mettre en place. Mais de nombreux spécialistes du système judiciaire chinois se demandent par quoi sera remplacé ce triste système. Nicholas Becquelin, chercheur et sinologue à Human Rights Watch, basé à Hong Kong avait remarqué que «Xi Jinping s’est arrangé pour que le chef de la police (l’ex-ministre de la Sécurité publique Zhou Yongkang) soit écarté du pouvoir à son arrivée, ce qui a permis de parvenir à cette réforme». Mais il demeure sceptique :«La question est de savoir si les détentions arbitraires seront éliminées du nouveau système et si le nouveau nom ‘‘correction des comportements illégaux’’ perpétuera les mêmes pratiques de façon déguisée». Autrement dit le même système sous un autre vocable.

    De plus, de nombreux avocats redoutent une très forte résistance de la part des gouvernements locaux : ceux-ci profitent économiquement des détenus comme d’une main-d’œuvre gratuite et en jouent pour garantir l’ordre social.

    Enfin, Joshua Rosenzweig précise que«d’autres formes de détentions extrajudiciaires existent encore aujourd’hui en Chine et sont encore largement utilisées» comme les «prisons noires» (souterraines, gérées par des policiers locaux ou régionaux), ou bien les Centres d’éducation légaux qui sont ni plus ni moins des asiles psychiatriques.

     

    Source : AFP, Libération, La Croix

  • 2.200 Français détenus en prison dans le monde

    prison,transfèrement,stupéfiants,peine capitale,peine de mortPlus de 2.200 détenus de nationalité française croupissent en prison. Tout en clamant souvent leur innocence, la plupart d'entre eux purgent une peine de prison pour trafic de stupéfiants ou des affaires de droit commun.

     

    Une typologie de détenus assez variée

     

    Selon le ministère des Affaires étrangères français, 39 % sont détenus pour trafic de stupéfiants. 35% le sont pour des affaires de droit commun, un peu plus de 3 % sont accusés d'infractions à caractère sexuel.

     

    La grande majorité d’entre eux sont emprisonnés en Europe et en Asie centrale et, dans une moindre mesure, en Afrique du Nord. Le Quai d’Orsay, malgré ses efforts, a parfois du mal a connaître les motifs d’accusation et d’incarcération.

     

    8 de ces détenus ont même été condamnés à la peine capitale, comme l’affirme Raphaël Chenuil-Hazan, le directeur de l’association Ensemble Contre la Peine de Mort : «La plupart des Français, et même plus largement des Européens condamnés à mort, l’ont été en Asie pour leur implication dans un trafic de drogues. Avec le soutien du ministère des Affaires étrangères, nous essayons d’obtenir la commutation de leur condamnation en réclusion à perpétuité, puis de les transférer dans une prison française».


    Reste quelques cas, spécifiques, qui suscitent des inquiétudes particulières. Au Cameroun, l’avocate Lydienne Yen-Eyoumest incarcérée depuis 3 ans. Accusée de corruption, elle n’a toujours pas été jugée. Ses avocats ont porté plainte à Paris contre Paul Biya, le président camerounais, pour détention arbitraire, torture et barbarie. Quant à Loïk Le Floch-Prigent, il est toujours retenu à Lomé, au Togo. Inculpé de complicité d’escroquerie, l’ancien PDG du groupe pétrolier Elf serait, selon son avocat, dans un état de santé « catastrophique ».

     

    Le transfèrement en France n’est pas automatique

     

    Certains détenus peuvent demander à purger leur peine de prison sur le territoire français s’ils remplissent ces 3 conditions :

    ·                             le jugement prononcé à leur encontre doit être définitif (toutes voies de recours épuisées)

    ·                             la durée de la peine qui leur reste à purger doit être supérieure à 6 mois

    ·                             la France et le pays concerné doivent avoir signé une convention bilatérale ou multilatérale sur le transfèrement des personnes condamnées (accords avec 78 États).

     

    Source La VoixdeFrance

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