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détenus - Page 4

  • Les détenus de la prison surpeuplée de Nouméa se sont mutinés le 14 juillet

    prison,Nouméa, mutinerieLa prison du Camp Est de Nouméa, une des prisons les plus insalubres et les plus surpeuplées de France, a été le théâtre d'une brève mutinerie le 14 juillet.

    Près d'une centaine de détenus ont organisé une brève mutinerie à la prison de Nouméa en Nouvelle-Calédonie pour dénoncer les conditions de détention dans cet établissement surpeuplé et vétuste, ont annoncé les autorités. "Aux alentours de midi (minuit à Paris), environ86 détenus du Camp Est ont refusé de réintégrer leurs cellules".

    "Les détenus ont mis le feu à une salle de sport, à la bibliothèque et à la salle qui servait de réserve pour les cantines", a-t-il ajouté, précisant que les prisonniers avaient ensuite bloqué les accès à ce secteur de la prison. Montés sur les toits, les mutins ont jeté des projectiles sur les forces de l'ordre, qui sont intervenues avec des balles en caoutchouc et des lacrymogènes pour tenter de ramener le calme, ont rapporté les médias locaux.

     

    Une centaine de policiers et de gendarmes ont été mobilisés pour cette opération. En début d'après-midi, les détenus ont finalement réintégré leurs cellules après un échange avec des personnels de la prison.

     

    32 millions pour l'agrandissement et la rénovation

    Datant de l'époque du bagne, le Camp Est est l'une des prisons les plus insalubres et les plus surpeuplées de la République française, avec environ 400 détenus, en très grande majorité kanaks, pour 192 places. L'établissement avait déjà été le théâtre de deux rebellions en 2012.

    La Ligue des droits de l'homme et les syndicats pénitentiaires dénoncent régulièrement les conditions de travail et de détention.

     

     

    L'Etat a été condamné en août 2012 à indemniser des détenus à cause de conditions "contraires à la dignité humaine".En janvier, Christiane Taubira, ministre de la Justice, a annoncé le déblocage d'un budget de32 millions d'euros pour l'agrandissement et la poursuite de la rénovation, en cours depuis plusieurs années, du Camp Est. Fin 2011, le contrôleur général des lieux de privation de liberté avait jugé "gravissime" la situation de la prison de Nouvelle-Calédonie. Dans un rapport, il avait dénoncé les rats, les cafards, la saleté des sols et la chaleur insupportable dans les cellules dont certaines accueillent six détenus dans 12 mètres carrés.

  • Record du nombre de détenus dans les prisons françaises

    Source AFP

    Les prisons françaises ont battu un nouveau record avec 67.839 détenus le 1er mai 2013 (précédent record : 67.674 le 1er décembre) selon les chiffres publiés vendredi par l’Administration pénitentiaire, malgré la circulaire diffusée le 19 septembre, par la Chancellerie, invitant les parquets à faire des aménagements de peine une priorité et à «diversifier les orientations pénales» (travail d’intérêt général, semi-liberté, bracelets électroniques, sursis avec obligation de soins).

    prison, AlençonParmi les 67.839 détenus figurent 16.987 prévenus en attente de jugement et 50.852 personnes condamnées. La surpopulation reste au même niveau : la «capacité opérationnelle» des établissements pénitentiaires, c’est-à-dire leur capacité d’accueil, étant de 57.235 places, le taux d’occupation reste de 118 %.

    La circulaire «n’a produit aucun effet concret sur la baisse attendue de la population carcérale, y compris sur les courtes peines, voire les très courtes peines», a commenté Antoine Danel, secrétaire national du syndicat national des directeurs pénitentiaires. «On continue de voir des peines de quinze jours, un mois, mises à exécution», souligne-t-il.

    Le syndicat national pénitentiaire Force Ouvrière confirme le «malaise profond» des directeurs des services pénitentiaires.

    Dans un entretien à l’hebdomadaire l’Express, mi-avril, le contrôleur des lieux de privation de liberté, Jean-Marie Delarue, s’était dit «très inquiet» de la surpopulation carcérale en France et toujours favorable à une amnistie des très courtes peines prononcées avant 2010 et non exécutées.

    Mme Taubira a mené entre septembre et février une vaste consultation avec les professionnels de justice et des membres de la société civile pour imaginer de nouvelles solutions à la récidive en favorisant la réinsertion dans la société plutôt que la mise à l’écart carcérale.

    Cette «conférence de consensus» doit déboucher sur la présentation d’une loi au parlement au dernier trimestre 2013.

    Parmi douze préconisations remises au gouvernement par la Chancellerie figurent notamment la création d’une peine de probation, permettant un meilleur suivi hors de prison des condamnés, ou l’allègement des peines encourues pour certaines infractions aujourd’hui passibles d’emprisonnement.

  • 0n dénombre 66.995 personnes incarcérées en France le 1er mars 2013

    prison,surpopulation,détenus,prisonniers,incarcéré,pénitentiaire,maison d'arrêt,carcérale,personnes prévenues,mineurs détenus,suicide,grève de la faim,aménagement des peines,détentionAlors qu’ils étaient moins de cinquante mille en 2001, le nombre de détenus dans les 192 prisons françaises a augmenté avec l’importance prise dans la vie politique par le thème de l’insécurité. La situation est considérée comme critique par les syndicats de personnels pénitentiaires et de magistrats, avec des entassements de détenus jugés particulièrement graves dans les maisons d’arrêt, en principe réservées aux personnes non jugées.

    Un indicateur de la surpopulation croissante dans les prisons : le nombre de détenus qui dorment sur un matelas à même le sol. Ils étaient 918 le 1er avril 2013 contre 639 au 31décembre 2012.

    Selon une étude de la Commission Pénale de la Conférence des Bâtonniers de France, la superface de vie d'un détenu varie entre 2.4 et 4 m². Pour répondre à la surpopulation carcérale, Christiane Taubira, la ministre de la Justice, a annoncé en septembre 2012 la création de 5600 places de prison supplémentaires d’ici à 5 ans.

    Il n’y avait que 56.920 places opérationnelles le 1er mars malgré les constructions réalisées ces dernières années. 12 établissements ou quartiers ont une densité supérieure ou égale à 200 %, 31 établissements ou quartiers ont une densité de 150 à 200 % et 50 établissements ou quartiers ont une densité de 120 à 150 %.

    Cette surpopulation entraine une non application des peines de prison ferme prononcées par les juges. En juin 2011, selon le Télégramme, environ 85.000 peines attendaient d'être exécutées. Mais elles étaient d’environ 100.000 fin 2010.

    Sur les 66.995 détenus le 1er mars 2013, 16.799 sont des personnes prévenues en attente d’être jugées, soit le quart des personnes incarcérées et un nombre en augmentation de 1,7% en un an.

     

    Une manière de résoudre la surpopulation carcérale est l’aménagement des peines. C’est ainsi qu’à cette date 12.878 personnes écrouées bénéficient d’un aménagement de peine sous écrou, soit 21 % de l’ensemble des personnes écrouées condamnées, dont 10.615 d’un placement sous surveillance électronique.

     

    Plus de 95% des détenus sont des hommes.

     

    La gestion des mineurs détenus montre des carences. En effet, seuls 259 d’entre eux étaient le 1er mars dans des établissements pour mineurs (EPM) alors que 89 places y sont inoccupées et que les deux tiers des mineurs sont détenus dans d’autres établissements. L’un d’entre eux était même détenu dans un quartier pour adultes à Bois d’Arcy… Le mois de pointe des mises sous écrou des mineurs se situe chaque année entre les mois d’avril et de juin.

     

    Selon un rapport du Conseil de l’Europe, il y a 2 fois plus de suicides dans les prisons françaises que dans les 47 pays membres, soit 15,5 suicides pour 10 000 détenus, contre une moyenne de 6,7 en 2010 pour l’ensemble des pays européens. En France,110 personnes se sont données la mort en 2011. Chaque jour, il y a 3 tentatives de suicide dans les prisons françaises et 3 débuts de grève de la faim. Dans notre pays, le nombre de suicides en prison a presque doublé en cinquante ans.

    Cependant, selon l’Ined, « contrairement aux idées reçues, la surpopulation carcérale et le suicide n’évoluent pas de façon parallèle ». Les suicides interviennent majoritairement en début de détention, et touchent davantage les prévenus que les condamnés note l’Ined qui pointe la difficulté d’adaptation à un monde de fortes contraintes ou la révélation publique du crime ou du délit auquel le détenu doit faire face. Face à l’ampleur du phénomène, les autorités ont mis récemment des plans « anti-suicide en prison » par deux fois, en 2004 et en 2009.

     

    Sources Ministère de la justice, Est Républicain, Le Télégramme

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