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  • Barack Obama, premier président à visiter une prison, veut réformer la justice américaine

    Barack Obama a visité le 15 juillet la prison d’El Reno dans l’Oklahoma. Une première, pour un président des États-Unis à se rendre dans une prison fédérale. Il veur réformer la justice. Mais, à la différence du pape François lors de ses visites en prison, Obama n’a vu qu’une cellule vide et rencontré que des jeunes toxicomanes non-violents.

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  • Face à la radicalisation islamique, le député Sébastien Pietrasanta préconise des alternatives à la prison

    A la demande du Premier Ministre, le député PS Sébastien Pietrasanta propose 37 mesures pour mieux lutter contre le phénomène grandissant de la radicalisation islamique en France.

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  • Un pape visiteur de prisons et apôtre de la miséricorde

    Pour la seconde fois, le pape François a célébré la messe du Jeudi saint auprès de détenus. Il va ouvrir le 11 avril une année pour célébrer la Miséricorde divine.


    pape François,prison,miséricordeEn 2013, au tout début de son pontificat, il avait choisi de célébrer la Cène dans la prison pour mineurs de Casal del Marmo, en banlieue romaine, lavant les pieds de douze jeunes de différentes nationalités et confessions.
    Cette fois-ci, c’était au grand centre pénitentiaire de Rebibbia, dans l’est de Rome.

    Ce faisant, le pape François suit l’exemple de ses prédécesseurs tout en multipliant ses visites.

    En 1958, Jean XXIII s’était rendu à la prison centrale de Rome, Regina Coeli, où lui succéda Paul VI en 1964. Une autre prison romaine, Rebibbia, a reçu la visite de Benoît XVI en 2007 et 2011 et auparavant, en 1980 et 1983, de Jean-Paul II. Au cours de ses voyages en Italie et à travers le monde, le saint Jean-Paul II a visité à dix reprises diverses prisons.

    Le pape François accélère le rythme des visites en milieu carcéral. En un peu plus de deux ans de pontificat, celui qui veut aller dans les « périphéries existentielles » s’est rendu dans cinq prisons italiennes : le 21 juin 2014, lors d’une visite pastorale en Calabre ; le 5 juillet suivant, en Molise ; le 21 mars 2015 à Naples, pour un déjeuner, en présence notamment de transsexuels.

    Une autre visite est déjà prévue à Turin, le 21 juin prochain et le pape pourrait aussi visiter fin septembre un centre carcéral à Philadelphie (USA).

    Lorsqu’il était archevêque de Buenos Aires, Jorge Bergoglio a déjà célébré le Jeudi Saint en prison. Devenu pape, il reste en contact avec certains détenus qui lui écrivent et qu’il appelle le dimanche depuis Rome. « Quand j’ai fini, je pense : pourquoi lui est-il tombé et pas moi qui ai tant de raisons pour y être ? », confiait-il à des aumôniers de prison italiens en octobre 2013 : « Cela est pour moi un mystère qui me fait prier et me fait sentir proche des prisonniers. » 

    À la prison de Naples, il a fait valoir comment « un lieu de marginalisation, comme peut l’être la prison au sens négatif, peut devenir un lieu d’inclusion et de stimulation pour toute la société afin qu’elle soit plus juste, plus attentive aux personnes ». « Il montre ainsi comment la prison peut devenir lieu de miséricorde », souligne le journaliste italien Gianni Valente, mettant ces visites en perspective avec l’année jubilaire exceptionnelle de la Miséricorde que le pape François inaugurera le 11 avril.

    « Jésus nous aime tous, sans limite », lance François aux détenus


    Avant d’entrer dans la chapelle du pénitencier Rebbibia, le pape François, accompagné par le vicaire de Rome, le cardinal Agostino Vallini, et par l’aumônier de la prison, le père Sandro Spriano, a longuement salué les membres du personnel du centre de détention et les détenus. Beaucoup l’ont embrassé, visiblement émus de le rencontrer.


    Les prisonniers ont offert au Pape plusieurs cadeaux : un livre sur le Chemin de Croix, un crucifix, une icône en papier et un maillot flanqué d’un dessin représentant les barreaux d’une prison. Ils étaient ensuite 300 à assister à la messe in Coena Domini : 150 femmes, dont 15 mères avec leurs enfants, détenues dans la prison voisine, et 150 hommes. À l’extérieur de l’église se trouvaient plus de 300 autres prisonniers, le personnel pénitentiaire et administratif et des bénévoles, accompagnés des membres de leur famille. Des écrans géants avaient été installés à l’intérieur du pénitencier.

     

    Dans son homélie, François s’est concentré sur une phrase, « centrale » selon lui, de l'Évangile du jour : « Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’au bout » (Jn 13, 1-15). « Jésus nous aime, mais sans limite, toujours, jusqu’à la fin, explique le pape. Son amour pour nous n’a pas de limites. Il ne se fatigue pas d’aimer. Il nous aime tous, au point de donner Sa vie pour chacun d’entre nous. Son amour est ainsi, il est personnel. Son amour ne déçoit jamais, car Il ne se fatigue pas d’aimer, comme Il ne se fatigue pas de pardonner, de nous embrasser. »

     

    pape François,prisonFrançois a expliqué ensuite ce geste « que les disciples ne comprenaient pas ». Laver les pieds, « c’était une habitude à cette époque, car quand les gens arrivaient dans une maison, elles avaient les pieds sales à cause de la poussière. Il n’y avait pas de pavés ! » plaisante-t-il.


    Il ajoute : « Ce n’était pas le maître de maison qui s’en chargeait, mais les esclaves. L’amour de Jésus est tel qu’il s’est fait esclave pour nous servir, pour nous guérir, pour nous nettoyer. » Un geste, précise le Saint-Père, que les disciples seraient amener à ne comprendre que plus tard.

    « Il faut avoir la certitude que quand le Seigneur nous lave les pieds, Il nous purifie, poursuit François. Il nous fait sentir une nouvelle fois Son amour. » Puis s’adressant aux douze détenus à qui il lavera ensuite les pieds, il explique s’adresser à toutes les personnes présentes. Ajoutant qu’il a, lui aussi, besoin d’être laver par le Seigneur. « C’est pour cela que vous priez pendant cette messe, pour que je devienne plus esclave que vous, plus esclave dans le service envers les personnes, comme l’a été Jésus ».

     

    François a, ensuite, lavé les pieds de six prisonnières – deux Nigérianes, une Congolaise, une Équatorienne et deux Italiennes – et de six prisonniers, dont un Brésilien et un Nigérian.

    Daniela de Robert, présidente de l’association des visiteurs de prison « VIC » (Volontari in carcere) de la Caritas de Rome, souligne au micro de Radio Vatican que « la demande de spiritualité est un aspect important de la vie en prison, où l'on a plus de temps pour penser, pour être avec soi-même, un temps vide qui souvent est rempli par la réflexion... souvent, même les détenus non chrétiens, d'autres religions, viennent à la messe comme un espace de prière et de partage ».

     

     

    « Ne pas juger, dans un monde où l'on est constamment jugé – durant le procès, quand on est en prison, quand on en sort et que l'on devient ex-détenu... – est un message qui réchauffe le cœur. C'est un message important aussi pour la communauté chrétienne qui ne pense pas toujours qu'aller rendre visite aux détenus est un peu comme rendre visite aux malades. »

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