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  • Un diplôme universitaire pour les aumôniers de prison ?

    Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, annonçait en juin l’obligation pour les aumôniers d’obtenir un diplôme universitaire (DU) de formation civique et civile. Pour le porte-parole de la Conférence des évêques de France, Mgr Olivier Ribadeau-Dumas, ce diplôme pourrait devenir une entrave au recrutement des aumôniers catholiques.

     

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  • Les religieuses partent du Dépôt du Palais de Justice de Paris

    Les religieuses partent du Dépôt du Palais de justice de Paris où elles résidaient depuis 148 ans. Maximilien Bernard rapporte sur son blog l’hommage qui leur est rendu par Etienne Madranges, magistrat et historien du Palais :

    «Au Palais de Justice de Paris, on les appelait les Sœurs du Dépôt… elles ne quittent pas tout à fait définitivement le Palais, car elles reviendront ponctuellement en journée. Mais elles n’y habiteront plus et n’assureront plus ce service exceptionnel qu’elles nous offraient.

    Dès 1865, les religieuses se trouvaient à la prison de Saint-Paul à Lyon, mais aussi auprès des prostituées de Bordeaux, puis à Rennes, en centrale, auprès de femmes condamnées à de lourdes peines, et à Paris (Saint Lazare, à La Roquette…). Elles ont toujours eu un rôle essentiel auprès des femmes déférées à la justice et transférées au dépôt. Elles ont longtemps été seules à encadrer, jour et nuit, les détenues, les policières n’arrivant en renfort qu’en 1999 ! Il y a quinze ans, au palais de justice, elles étaient une douzaine. Elles n'étaient plus que cinq, vivant toujours dans les locaux du dépôt, dormant dans des cellules identiques à celles occupées par les détenues, cellules ayant d’ailleurs dans le passé accueilli des prisonnières. Des chambres au confort rudimentaire : un lit, une table, une chaise, une armoire…et des sanitaires communs dans le couloir."

    Une générosité mise en cause par des militants de la laïcité mais reconnue par le Conseil d'Etat

    Leur statut de contractuelles du service public, rémunérées sous forme de subvention par la préfecture de police, avait été contesté devant le juge administratif par certains fonctionnaires soucieux de laïcité, qui demandaient leur expulsion au motif que le service public d’une République laïque ne saurait s’associer des religieuses. Le Conseil d’Etat, en 2001, avait rejeté leurs arguments en observant que, dès lors que l’intervention des sœurs était exclusive de tout prosélytisme, le principe de laïcité ou celui de neutralité du service public n’était pas remis en cause.

    Le charisme de la Congrégation de Marie Joseph et de la Miséricorde, née en 1971 de l'union des Congrégations de Marie Joseph et de la Miséricorde, depuis l'origine de celles-ci, est centré sur le mystère du Christ Rédempteur et son amour miséricordieux pour tous les hommes.

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    Venant de la prison des femmes de Paris, « la Petite Roquette », où elles résidaient, les sœurs sont présentes à la Maison d’Arrêt des Femmes (la M.A.F.) de Fleury depuis son ouverture le 1er mars 1973. La communauté réside depuis 1985 en dehors de la Maison d’Arrêt et est intégrée dans la paroisse de Fleury Village.

    La communauté, constituée aujourd’hui de 4 religieuses, fait partie intégrante de la Maison d’Arrêt des Femmes de Fleury et travaille en étroite collaboration avec le personnel de surveillance. Par leur présence, elles contribuent à l’humanisation de la prison et aux efforts pour la réinsertion des détenues.

    Les sœurs agissent au sein de la prison selon les compétences de chacune : traitement de texte en espagnol, anglais et portugais, participation à la formation professionnelle (traitement de texte en français), aides aux indigentes, participation à des ateliers occupationnels (bricolage, dactylo, couture…), écoute individualisée en cellule, soutien à des familles de détenues...  Une soeur infirmière est intégrée dans l’équipe de l’U.C.S.A (Unité de Consultation et de Soins Ambulatoire) du personnel de l’hôpital Sud Francilien,

    Elles n’ont pas le statut d’Aumônier, mais entretiennent des liens amicaux avec les aumôniers des différentes confessions et participent à l’animation liturgique de la messe dominicale.

  • La Fraternité du Bon Larron soutient les détenus et leurs familles

    Trente et un ans après sa fondation par le Père Yves Aubry -premier aumônier de la prison de Bois d'Arcy- la Fraternité du Bon Larron normalise ses relations avec l'aumônerie catholique des prisons lors de son Assemblée générale des 6 et 7 avril à la Fondation d'Auteuil à Paris..

    Après une présentation du rôle des aumôneries et de leurs relations codifiée avec l'administration pénitentiaire par l'aumônier général Vincent Leclair, les membres de la Fraternité ont pu entendre les témoignages de 3 aumôniers de la maison d'arrêt de Fleury Merogis -la plus grande prison d'Europe- de la prison centrale de la Santé et de celle de Nanterre.

    Les membres de la Fraternité ont pu écouter également le témoignage de Aude Siméon, professeur de français à la prison de Poissy et une présentation de l'Islam par Mgr Chafik, recteur de la Mission copte catholique d'Egypte en France. 

    Il est possible d'écouter ces interventions en cliquant sur le site de la Fraternité du Bon Larron

     

     

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