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bon larron

  • Témoignages de membres de la Fraternité des prisons "Le bon larron"

    La Fraternité des prisons "Le bon larron" a pour mission d'annoncer aux prisonniers qu'ils restent aimables par Dieu. Elle est le sujet de 3 documentaires videos réalisés pour l'émission "Le Jour du Seigneur" de France 2. Cliquer sur le titre pour les visionner.

    Accueillir l’Autre, le Bon Larron

    Dangereux, violents, déviants, les condamnés à de la prison ont été mis au ban de la société. Enfermés, rejetés, ils restent souvent pestiférés bien après leur sortie. Rares sont les mains tendues et les regards bienveillants qui aident ceux qui ont commis des crimes ou des délits à prendre un nouveau départ.

    Ce film documentaire de 26 minutes se propose de retracer l’histoire d’une amitié aussi improbable que salvatrice entre deux hommes que tout semble opposer : Gérard, un braqueur multirécidiviste ayant passé près de la moitié de sa vie derrière les barreaux et Henry, un agriculteur discret et réservé de la région du Mans. L’athée et l’homme de prière. Le violent et le pacifique. Leur point commun : tous deux sont épris de liberté. Au fil des parloirs, tous les dimanches pendant trois ans, une relation forte va s’instaurer entre les deux hommes.

    Michel Foucault, président de la Fraternité du Bon Larron

    Michel Foucault est engagé dans la Fraternité du Bon Larron depuis plusieurs années et en est l’actuel président. Dans la maison d’Auffargis, il nous explique les trois missions de l’association catholique fondée en 1981 par le P. Yves Aubry : l’accueil et la correspondance avec les détenus et la prière en commun. Rencontre avec des « collaborateurs du Seigneur » (3mn)

    Odile, bénévole à la Fraternité du Bon Larron

    Odile, septuagénaire est l’un des piliers de la Fraternité du Bon Larron dans laquelle elle est engagée depuis une dizaine d’années. Elle s’occupe du courrier et à une tâche essentielle : mettre en contact les détenus et les bénévoles qui contactent la Fraternité pour les accompagner. Pour arriver à mettre en correspondance les bonnes personnes, elle a une méthode infaillible : la prière à l’Esprit Saint. Au-delà des lettres échangées, c’est la réconciliation des prisonniers avec eux-mêmes qui est en jeu : leur faire savoir qu’ils sont aimés, quel que soit le délit qu’ils ont commis. (3 mn)

  • Rencontre avec Marie-Leïla Coussa, journaliste de Radio Notre Dame

    Radio Notre-DameLors de ma rencontre avec Marie-Leïla Coussa, la journaliste à Radio Notre-Dame m’a incité à faire quelques commentaires sur le rapport d’activité du Contrôleur Général des Lieux de Privation de Liberté.

    Pour écouter l’interview, cliquer ici 

     Quelques commentaires

    Le Contrôleur Général des Lieux de Privation de Liberté (CGLPL) dirige un organisme qui dépend directement du 1er Ministre. Il est donc inacceptable que 20 de ses propositions faites les années précédentes n’aient même pas fait l’objet d’un accusé réception ! En effet, s’il en est ainsi à l’égard de propositions du Contrôleur Général, comment espérer une réelle écoute des propositions faites par les associations ?

    Lorsqu’on parle de détention, on pense instinctivement « prison ». Or, plus de la moitié des lieux de privation de liberté sont les cellules de garde à vue dans les commissariats et les gendarmerie ainsi que certaines chambres d'hôpitaux. Un aspect instructif du rapport : les conditions de transfert et les conditions de vie dans les chambres d’isolement des hôpitaux qui sont souvent inhumaines

    Le rapport décrit par ailleurs de façon pertinente les réactions coercitives de l’administration pénitentiaire à l’égard des détenus qui veulent faire valoir le respect de leurs droits légaux et règlementaires.

    La plupart des propositions du Contrôleur Général ne coûtent quasiment rien. L’une d’entre elles est exemplaire : "baisser de manière drastique les moyens de contrainte (menottes) pour les extractions hospitalières". Très concrètement, je pense à un ancien détenu (il est décédé le Jeudi saint 2013 des suites d’un cancer) ; il a été transféré entre l’hôpital de Gradignan et l’ile de Ré, menottes aux mains sur plus de 100 km quelques semaines avant son décès. Son entravement était-il nécessaire ? Pire, le procureur a attendu qu’il soit dans le coma pour venir à l’hôpital lui notifier qu’il est libre !

    Le Contrôleur Général revient en 2013 sur le principe de laïcité pour insister sur le nécessaire respect des prescriptions religieuses alimentaires en rappelant qu’il "ne revient pas à l’administration de définir ce qui est à proprement parler ce qui est cultuel et ce qui n’en relève pas". Il note que les détenus sont bien souvent privés d'objets à caractère religieux. Il note néanmoins que, s’ils doivent se concilier avec les nécessités du service public, notamment en termes de sécurité, de santé et de respect des droits d'autrui», les livres font partie des outils nécessaires à la pratique spirituelle. J’en viens à me demander si, pour certains responsables de l’administration pénitentiaire, l’agnosticisme serait la seule référence spirituelle compatible avec le principe de laïcité…

    N'en déplaise aux miltants anti-religieux, je pense que la prière communautaire est un outil spirituel qui aide efficacement les détenus à se reconstruire. D'ailleurs, l'aumonier catholique de la prison de Boma en République Démocratique du Congo n'hésite pas à inviter les détenus à faire preuve de solidarité en les incitant à prier non seulement pour eux-mêmes mais également pour les autres.

    Un enseignement de la rencontre nationale 2014 du Bon Larron


    Fraternité, Bon LarronLe thème de la rencontre nationale 2014 "Regard d'amour, chemin de libération" de la Fraternité des prisons « Le Bon Larron » fait écho aux réflexions entendues venant d’anciens détenus accueillis à Auffargis ou exprimées dans la correspondance entre détenus et membres de l’association.

    Sœur Bénédicte, qui rencontre des détenus au dépôt du Palais de justice de Paris, y a témoigné : «Nous portons ce que j’appelle : la grâce du regard. Ce n’est pas l’acte, ce n’est pas la prostituée, la droguée, l’infanticide, ou l’alcoolique… que nous rencontrons en prison ou en maison d’accueil, mais une personne voulue et aimée de Dieu, appelée comme le fils prodigue de la parabole, à retrouver sa dignité de fils et fille de Dieu… L'homme, à l'image de Dieu, ne peut vivre sans relation. Or le regard établit la relation entre deux êtres. Et ce regard s'il peut être destructeur, par exemple lorsqu'il juge, peut aussi, lorsqu'il est regard d'amour, être libérateur dans la mesure où il valorise celui que je regarde ; car il signifie alors que j'ai d'une certaine façon, besoin de lui ; l'amour est toujours une relation "bilatérale", dans une complémentarité ; c'est une interdépendance donc une valorisation réciproque».

    La qualité de relations humaines est le principal gage de la réinsertion et contre la récidive.

    Elle a conduit l'Assemblée Générale de la Fraternité du Bon Larron à voter deux motions qui ont été adressées à la Ministre de la Justice :

    -        préserver la séparation des missions de soin et de garde comme le prévoit la loi de 2009, sinon, les malades ne diront plus rien aux médecins

    -       faire en sorte que les travaux de rénovation ou de constructions nouvelles n'enferment pas les détenus dans une bulle technologique deshumanisante et qu'ils intègrent les moyens de transport en commun pour les proches et les bénévoles qui soutiennent les familles (rejoint l’une des recommandations du CGLPL en 2013 qui préconise de créer des établissements de taille humaine avec <200 places)

  • 30 nouveaux membres de la Fraternité du Bon Larron le jour de Pâques

    En ce jour de Pâques 2014, l'abbé Roger MADIELA m'informe que la Fraternité catholique des prisons "Le Bon Larron" compte d'un coup 30 nouveaux membres !

    Ce jour béni marque un tournant pour la Fraternité : ces 30 nouveaux membres sont tous des prisonniers détenus dans la prison centrale de Boma en République Démocratique du Congo.

    prisonniers,Boma,Congo,Bon LarronEn ce jour de Pâques, 28 des 330 détenus ont été baptisés et 2 autres ont été confirmés par l'abbé Jean-Claude DIAKI, secrétaire chancelier du diocèse de Boma.

    A l'origine, il était prévu que ce soit l'évêque, Mgr Cyprien MBUKA, qui les baptise et les confirme mais il a du rejoindre très tôt le matin ses confrères pour aller avec eux en Terre Sainte.


    prisonniers, Boma,Congo démocratique,baptiséL'abbé Roger MADIELA, aumônier de la prison, précise que ces 30 prisonniers sont membres de la Fraternité Le Bon Larron pour prier pour eux-mêmes et pour les autres.

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