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grève de la faim

  • Barack Obama, premier président à visiter une prison, veut réformer la justice américaine

    Barack Obama a visité le 15 juillet la prison d’El Reno dans l’Oklahoma. Une première, pour un président des États-Unis à se rendre dans une prison fédérale. Il veur réformer la justice. Mais, à la différence du pape François lors de ses visites en prison, Obama n’a vu qu’une cellule vide et rencontré que des jeunes toxicomanes non-violents.

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  • 80 détenus poursuivent depuis 5 mois leur grève de la faim à Guantanamo

    L'influente sénatrice démocrate Dianne Feinstein estime que le fait de nourrir de force une partie des détenus en grève de la faim "viole les normes internationales et l'éthique médicale".
     

    Guantanamo,prison,grève de la faimLa grève de la faim entamée il y a près de cinq mois est observée par 80 des 166 prisonniers détenus sans jugement depuis 11 ans à Guantanamo.

     

    46 détenus sont actuellement inscrits sur une liste de personnes susceptibles d'être nourris de force, c'est-à-dire de se voir insérer par le nez un tube jusque dans l'estomac pour y faire passer des nutriments.

     

    Cette grève constitue "une forme de protestation, pas une tentative de suicide", a observé Mme Feinstein, contrant l'argument avancé par l'armée, hantée par la perspective d'un Bobby Sands, cet activiste de l'IRA mort dans une prison britannique en 1981.

     

    Un ancien médecin militaire qui a eu à traiter les détenus de Guantanamo, le général Stephen Xenakis, a également estimé que le fait de nourrir de force était "un affront à la dignité humaine". Pour ce médecin, "La simple vérité est que nourrir de force viole l'éthique médicale et le droit international et rien au nom de la défense de notre pays ne peut justifier ce traitement cruel, inhumain et dégradant à l'encontre d'un homme ou d'une femme".

    Quelques heures avant la nouvelle audition au Congrès sur l'opportunité ou non de fermer la prison, des dizaines de représentants des religions musulmane, catholique, protestante et juive ont de leur côté observé un jeûne de 24 heures pour demander d'en finir avec Guantanamo.

    "La torture et la détention illimitée pratiquée à Guantanamo sont devenues une blessure morale ouverte", a lancé le directeur de coalition Campagne religieuse nationale contre la Torture (NRCAT), Richard Killmer, qui regroupe 320 organisations participantes.

    Mgr Virginia Farris, représentant les évêques catholiques, a estimé que "Guantanamo est devenue le symbole de la détention illimitée sans procès. Fermer cette prison aiderait à restaurer la réputation des Etats-Unis dans le monde en matière de défense des droits de l'homme".
     

    Un emprisonnement "hors la loi" d’un coût faramineux

    Ces arguments ont été repris lors de l'audition par certains sénateurs appartenant au parti du président Barack Obama, qui a renouvelé fin mai sa promesse de fermer Guantanamo.

    "La réalité est que chaque jour qu'elle reste ouverte, la prison de Guantanamo affaiblit nos alliances, inspire nos ennemis et remet en cause notre engagement pour les droits de l'homme", a jugé le sénateur Richard Durbin.

    Autre réalité : son coût faramineux de 454 millions de dollars par an, soit 2,7 millions par détenu à Guantanamo, contre 78 000 dollars à la prison fédérale de haute sécurité de Florence, dans le Colorado, jugée la plus sûre du pays.

    Selon le représentant démocrate Adam Smith au total, 4,7 milliards de dollars (plus de 3,5 milliards d'euros) ont été dépensés pour la prison depuis son ouverture en 2002.

    Mais, le Congrès, où les républicains dominent la chambre des Représentants, a interdit au Président de transférer les détenus sur le territoire américain.

    Pour la sénatrice démocrate Dianne Feinstein, "C'est un énorme gaspillage". Les partisans de la fermeture font également valoir que l'image des Etats-Unis est ternie par le maintien en détention depuis des années de prisonniers ni inculpés ni jugés.

    De leur côté, les opposants, majoritairement républicains, estiment qu'il s'agit d'un outil essentiel de lutte contre le terrorisme et que Barack Obama n'est pas parvenu à présenter une option alternative viable.

    Sur les 166 détenus de Guantanamo, 86 - dont 56 Yéménites - ont été désignés comme transférables dans leur pays d'origine par l’administration.

    Quelque 46 autres sont en détention illimitée, sans inculpation ni procès faute de preuves, mais jugés trop dangereux pour être libérés.

     

    Source : rtbf.be

  • 0n dénombre 66.995 personnes incarcérées en France le 1er mars 2013

    prison,surpopulation,détenus,prisonniers,incarcéré,pénitentiaire,maison d'arrêt,carcérale,personnes prévenues,mineurs détenus,suicide,grève de la faim,aménagement des peines,détentionAlors qu’ils étaient moins de cinquante mille en 2001, le nombre de détenus dans les 192 prisons françaises a augmenté avec l’importance prise dans la vie politique par le thème de l’insécurité. La situation est considérée comme critique par les syndicats de personnels pénitentiaires et de magistrats, avec des entassements de détenus jugés particulièrement graves dans les maisons d’arrêt, en principe réservées aux personnes non jugées.

    Un indicateur de la surpopulation croissante dans les prisons : le nombre de détenus qui dorment sur un matelas à même le sol. Ils étaient 918 le 1er avril 2013 contre 639 au 31décembre 2012.

    Selon une étude de la Commission Pénale de la Conférence des Bâtonniers de France, la superface de vie d'un détenu varie entre 2.4 et 4 m². Pour répondre à la surpopulation carcérale, Christiane Taubira, la ministre de la Justice, a annoncé en septembre 2012 la création de 5600 places de prison supplémentaires d’ici à 5 ans.

    Il n’y avait que 56.920 places opérationnelles le 1er mars malgré les constructions réalisées ces dernières années. 12 établissements ou quartiers ont une densité supérieure ou égale à 200 %, 31 établissements ou quartiers ont une densité de 150 à 200 % et 50 établissements ou quartiers ont une densité de 120 à 150 %.

    Cette surpopulation entraine une non application des peines de prison ferme prononcées par les juges. En juin 2011, selon le Télégramme, environ 85.000 peines attendaient d'être exécutées. Mais elles étaient d’environ 100.000 fin 2010.

    Sur les 66.995 détenus le 1er mars 2013, 16.799 sont des personnes prévenues en attente d’être jugées, soit le quart des personnes incarcérées et un nombre en augmentation de 1,7% en un an.

     

    Une manière de résoudre la surpopulation carcérale est l’aménagement des peines. C’est ainsi qu’à cette date 12.878 personnes écrouées bénéficient d’un aménagement de peine sous écrou, soit 21 % de l’ensemble des personnes écrouées condamnées, dont 10.615 d’un placement sous surveillance électronique.

     

    Plus de 95% des détenus sont des hommes.

     

    La gestion des mineurs détenus montre des carences. En effet, seuls 259 d’entre eux étaient le 1er mars dans des établissements pour mineurs (EPM) alors que 89 places y sont inoccupées et que les deux tiers des mineurs sont détenus dans d’autres établissements. L’un d’entre eux était même détenu dans un quartier pour adultes à Bois d’Arcy… Le mois de pointe des mises sous écrou des mineurs se situe chaque année entre les mois d’avril et de juin.

     

    Selon un rapport du Conseil de l’Europe, il y a 2 fois plus de suicides dans les prisons françaises que dans les 47 pays membres, soit 15,5 suicides pour 10 000 détenus, contre une moyenne de 6,7 en 2010 pour l’ensemble des pays européens. En France,110 personnes se sont données la mort en 2011. Chaque jour, il y a 3 tentatives de suicide dans les prisons françaises et 3 débuts de grève de la faim. Dans notre pays, le nombre de suicides en prison a presque doublé en cinquante ans.

    Cependant, selon l’Ined, « contrairement aux idées reçues, la surpopulation carcérale et le suicide n’évoluent pas de façon parallèle ». Les suicides interviennent majoritairement en début de détention, et touchent davantage les prévenus que les condamnés note l’Ined qui pointe la difficulté d’adaptation à un monde de fortes contraintes ou la révélation publique du crime ou du délit auquel le détenu doit faire face. Face à l’ampleur du phénomène, les autorités ont mis récemment des plans « anti-suicide en prison » par deux fois, en 2004 et en 2009.

     

    Sources Ministère de la justice, Est Républicain, Le Télégramme

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