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jugement

  • 80 détenus poursuivent depuis 5 mois leur grève de la faim à Guantanamo

    L'influente sénatrice démocrate Dianne Feinstein estime que le fait de nourrir de force une partie des détenus en grève de la faim "viole les normes internationales et l'éthique médicale".
     

    Guantanamo,prison,grève de la faimLa grève de la faim entamée il y a près de cinq mois est observée par 80 des 166 prisonniers détenus sans jugement depuis 11 ans à Guantanamo.

     

    46 détenus sont actuellement inscrits sur une liste de personnes susceptibles d'être nourris de force, c'est-à-dire de se voir insérer par le nez un tube jusque dans l'estomac pour y faire passer des nutriments.

     

    Cette grève constitue "une forme de protestation, pas une tentative de suicide", a observé Mme Feinstein, contrant l'argument avancé par l'armée, hantée par la perspective d'un Bobby Sands, cet activiste de l'IRA mort dans une prison britannique en 1981.

     

    Un ancien médecin militaire qui a eu à traiter les détenus de Guantanamo, le général Stephen Xenakis, a également estimé que le fait de nourrir de force était "un affront à la dignité humaine". Pour ce médecin, "La simple vérité est que nourrir de force viole l'éthique médicale et le droit international et rien au nom de la défense de notre pays ne peut justifier ce traitement cruel, inhumain et dégradant à l'encontre d'un homme ou d'une femme".

    Quelques heures avant la nouvelle audition au Congrès sur l'opportunité ou non de fermer la prison, des dizaines de représentants des religions musulmane, catholique, protestante et juive ont de leur côté observé un jeûne de 24 heures pour demander d'en finir avec Guantanamo.

    "La torture et la détention illimitée pratiquée à Guantanamo sont devenues une blessure morale ouverte", a lancé le directeur de coalition Campagne religieuse nationale contre la Torture (NRCAT), Richard Killmer, qui regroupe 320 organisations participantes.

    Mgr Virginia Farris, représentant les évêques catholiques, a estimé que "Guantanamo est devenue le symbole de la détention illimitée sans procès. Fermer cette prison aiderait à restaurer la réputation des Etats-Unis dans le monde en matière de défense des droits de l'homme".
     

    Un emprisonnement "hors la loi" d’un coût faramineux

    Ces arguments ont été repris lors de l'audition par certains sénateurs appartenant au parti du président Barack Obama, qui a renouvelé fin mai sa promesse de fermer Guantanamo.

    "La réalité est que chaque jour qu'elle reste ouverte, la prison de Guantanamo affaiblit nos alliances, inspire nos ennemis et remet en cause notre engagement pour les droits de l'homme", a jugé le sénateur Richard Durbin.

    Autre réalité : son coût faramineux de 454 millions de dollars par an, soit 2,7 millions par détenu à Guantanamo, contre 78 000 dollars à la prison fédérale de haute sécurité de Florence, dans le Colorado, jugée la plus sûre du pays.

    Selon le représentant démocrate Adam Smith au total, 4,7 milliards de dollars (plus de 3,5 milliards d'euros) ont été dépensés pour la prison depuis son ouverture en 2002.

    Mais, le Congrès, où les républicains dominent la chambre des Représentants, a interdit au Président de transférer les détenus sur le territoire américain.

    Pour la sénatrice démocrate Dianne Feinstein, "C'est un énorme gaspillage". Les partisans de la fermeture font également valoir que l'image des Etats-Unis est ternie par le maintien en détention depuis des années de prisonniers ni inculpés ni jugés.

    De leur côté, les opposants, majoritairement républicains, estiment qu'il s'agit d'un outil essentiel de lutte contre le terrorisme et que Barack Obama n'est pas parvenu à présenter une option alternative viable.

    Sur les 166 détenus de Guantanamo, 86 - dont 56 Yéménites - ont été désignés comme transférables dans leur pays d'origine par l’administration.

    Quelque 46 autres sont en détention illimitée, sans inculpation ni procès faute de preuves, mais jugés trop dangereux pour être libérés.

     

    Source : rtbf.be

  • Record du nombre de détenus dans les prisons françaises

    Source AFP

    Les prisons françaises ont battu un nouveau record avec 67.839 détenus le 1er mai 2013 (précédent record : 67.674 le 1er décembre) selon les chiffres publiés vendredi par l’Administration pénitentiaire, malgré la circulaire diffusée le 19 septembre, par la Chancellerie, invitant les parquets à faire des aménagements de peine une priorité et à «diversifier les orientations pénales» (travail d’intérêt général, semi-liberté, bracelets électroniques, sursis avec obligation de soins).

    prison, AlençonParmi les 67.839 détenus figurent 16.987 prévenus en attente de jugement et 50.852 personnes condamnées. La surpopulation reste au même niveau : la «capacité opérationnelle» des établissements pénitentiaires, c’est-à-dire leur capacité d’accueil, étant de 57.235 places, le taux d’occupation reste de 118 %.

    La circulaire «n’a produit aucun effet concret sur la baisse attendue de la population carcérale, y compris sur les courtes peines, voire les très courtes peines», a commenté Antoine Danel, secrétaire national du syndicat national des directeurs pénitentiaires. «On continue de voir des peines de quinze jours, un mois, mises à exécution», souligne-t-il.

    Le syndicat national pénitentiaire Force Ouvrière confirme le «malaise profond» des directeurs des services pénitentiaires.

    Dans un entretien à l’hebdomadaire l’Express, mi-avril, le contrôleur des lieux de privation de liberté, Jean-Marie Delarue, s’était dit «très inquiet» de la surpopulation carcérale en France et toujours favorable à une amnistie des très courtes peines prononcées avant 2010 et non exécutées.

    Mme Taubira a mené entre septembre et février une vaste consultation avec les professionnels de justice et des membres de la société civile pour imaginer de nouvelles solutions à la récidive en favorisant la réinsertion dans la société plutôt que la mise à l’écart carcérale.

    Cette «conférence de consensus» doit déboucher sur la présentation d’une loi au parlement au dernier trimestre 2013.

    Parmi douze préconisations remises au gouvernement par la Chancellerie figurent notamment la création d’une peine de probation, permettant un meilleur suivi hors de prison des condamnés, ou l’allègement des peines encourues pour certaines infractions aujourd’hui passibles d’emprisonnement.

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