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Voyage

  • Dîner en prison et se faire servir par des détenus près de Milan

    Condamnés pour racket, braquage ou homicide, six détenus s’occupent chaque soir de la préparation des repas et du service du restaurant qui a ouvert il y a six mois dans la prison de Bollate, en banlieue nord de Milan (Italie).

    L’idée : former des détenus au milieu de la restauration pour assurer leur réinsertion professionnelle.

    restaurant InGalera,Les clients viennent dîner dans la prison et peuvent réserver une table comme dans n’importe quel établissement, généralement par curiosité.

    Avec humour, Silvia Polleri, la directrice, a nommé le restaurant «InGalera» qui signifie en argot italien « En prison ».
    La qualité est telle que « Trip Advisor » lui a attribué la note de 4,5 sur 5. De son côté, le critique gastronomique du « Corriere della Sera » venu incognito en décembre a apprécié l’ensemble, y compris l’atmosphère conviviale.

    La prison de Bollate avait déjà innové avant l'ouverture du restaurant : des entreprises proposent du travail; des bénévoles enseignent le théâtre et la peinture; une formation en menuiserie est proposée dans les ateliers équipés de perceuses et de scies; les détenus entretiennent une écurie de chevaux dans la cour de la prison…

    200 des 1.100 détenus sont autorisés à sortir chaque jour pour travailler dans une entreprise extérieure. Ils se déplacent en utilisant les transports en commun, sans surveillance; ils doivent se présenter à l'arrivée au travail et à d'autres points de contrôle dans la journée. Un seul détenu n'est pas revenu à l’heure et s’est présenté quelques jours plus tard.

    Il est probable que le projet de restaurant doit une bonne partie de sa réussite à la personnalité de la créatrice et manager, Mme Polleri : celle-ci avait enseigné durant 22 ans en école maternelle avant de créer une coopérative sociale de restauration en 2004 pour aider les détenus. Elle avait alors embauché certains détenus de Bollate, dont un braqueur de banque pour une réception dans une banque !..

    Elle a obtenu une aide financière du cabinet d’expertise comptable PricewaterhouseCoopers alors qu’un architecte local est intervenu à titre gracieux.

    restaurant InGalera,prisonElle a embauché un maître d'hôtel professionnel - qui peut accueillir les clients et gère l'argent - et un chef cuisinier, Ivan Manzo.

    Les détenus sont payés jusqu'à 1.000 euros par mois pour travailler dans le restaurant. Sans nul doute, cette expérience sera valorisante sur leur CV pour trouver un autre emploi à la sortie de prison.

    Source : Jim Yardley pour New York Times

  • La prison pour héberger des clandestins en Angleterre ?

    Prison, migrants, PentonvilleLes propriétaires qui loueraient leur logement à des immigrés clandestins pourront être condamnés à de la prison, selon une nouvelle proposition du gouvernement britannique anxieux de montrer de la fermeté dans ce dossier.

     

    Cette mesure, qui prévoit que les propriétaires qui ne vérifieraient pas la situation légale de leurs locataires, pourront écoper de jusqu'à cinq ans de prison, sera introduite dans le nouveau projet de loi sur l'immigration que compte présenter le gouvernement à l'automne au Parlement, a annoncé lundi Greg Clark, secrétaire d'Etat aux Communautés et affaires locales.

    Ce projet de loi prévoyait jusque-là des amendes pour les propriétaires. Il y est aussi question de saisir les salaires des travailleurs clandestins, dans un pays où le sujet de l'immigration est l'une des principales préoccupations.

    Les tentatives de milliers de migrants de traverser le tunnel sous la Manche pour gagner le Royaume-Uni au cours des dernières semaines a ravivé les demandes d'en faire plus pour juguler l'afflux, tandis que les tabloïds britanniques ont accusé la France d'incompétence.

     

    Mais ne vaudrait-il mieux pas traiter le problème des migrants à la source en aidant les gouvernements des pays en situation de véritable guerre civile (Erythrée, Irak, Mali, Nigeria, Somalie, Sud Soudan, Syrie...) et en luttant efficacement contre les passeurs plutôt que de jeter en prison les personnes charitables ? En s'attaquant à ces derniers, les gouvernements qui agissent ainsi renient les valeurs morales qui ont été le soubassement du développement des sociétés européennes.

    Source : AFP-Le Figaro

  • 187 adolescentes en otage menacées d'être vendues comme esclaves

    Nigeria,otage,Boko Haram,lycéennes,adolescentes,esclavesLe 14 avril dernier, la secte nigériane Boko Haram a kidnappé 230 lycéennes de 16 à 18 ans à Damboa.

    Le journal nigérian Sunday Punch a publié le 4 mai l’interview de Sawok et Walse, 2 des 43 des adolescentes qui ont réussi à s’enfuir lors d’une panne sur la route.

    187 restent retenues en otage selon les chiffres de la directrice du lycée de Chibok, qui a effectué un recensement auprès des parents d'élèves.

    Le déroulement des faits

    « «Ils sont entrés dans notre école et nous ont fait croire qu’ils étaient des soldats», a rapporté Walse au Sunday Punch. «Ils portaient des uniformes militaires. Quand nous avons découvert la vérité, il était trop tard et nous ne pouvions plus faire grand-chose.»

    «Ils criaient, ils étaient grossiers, a ajouté sa camarade, c’est pourquoi nous avons compris que c’était des insurgés. Puis, ils se sont mis à tirer et ont mis le feu à notre école.»

    Les deux lycéennes racontent comment elles se sont enfuies : «J’avais beaucoup entendu parler de Boko Haram, des choses qu’ils ont fait et de toutes les personnes qu’ils ont tuées dans le pays. J’avais peur et j’étais désespérée. Je sentais qu’une fois arrivée dans leur camp je serais en danger et que j’avais intérêt à m’enfuir», explique Sawok.

    «Notre véhicule a eu un problème et ils ont dû s’arrêter. J’en ai profité avec quelques autres filles pour courir et nous cacher sous des buissons», ajoute Walse. «Je vais bien et je suis très solide physiquement, mon seul problème est que des amies à moi restent aux mains des terroristes.»

    Le 25 avril, l’armée nigériane a accroché le groupe de Boko Haram. Les combats ont fait 44 morts, quarante du côté des islamistes et quatre du côté des militaires selon des chiffres communiqués par le ministère de la Défense. Ces combats se sont déroulés entre Alagarmo et la forêt de Sambisa qui abrite un camp de combattants de Boko Haram, camp qui pourrait abriter les lycéennes kidnappées onze jours avant.

    Contacté par RFI, le membre d'un groupe d'autodéfense qui a patrouillé dans la forêt de Sambisa indique que les jeunes filles kidnappées auraient été transférées quelques jours auparavant par minibus vers le Cameroun afin d'échapper aux poursuites.

    Le 28 avril, un groupe de Boko Haram a attaqué Gamboru Ngala, ville proche de la frontière camerounaise.  Selon des habitants, les assaillants circulaient à bord de véhicules blindés et de vans peints aux couleurs des forces de sécurité et ont brûlé marché, bureau des douanes, commissariat de police et magasins. Gamboru Ngala, sénateur local, a évoqué mercredi le chiffre de 300 morts.

    Le recours à des milices privées, constituées de civils, contre les islamistes a poussé Boko Haram à se retourner contre les populations locales. «Boko Haram s'en prend à des villages tout entiers (...) massacrant parfois jusqu'à 200 à 300 villageois, hommes et femmes», pour se venger de la complicité des civils avec l'armée, explique le chercheur français Marc-Antoine Pérouse de Montclos.

    Le président du Nigeria Goodluck Jonathan est à nouveau critiqué pour l’incapacité des forces de sécurité à mettre hors de nuire la secte qui frappe aussi hors de son fief du Nord-Est. La secte a en effet revendiqué l'attentat qui a fait 75 morts dans la capitale Abuja fin avril.

    Ces faits tombent d’autant plus mal qu’ils éclipsent le «Forum économique pour l'Afrique», un «Davos africain» qui s'est ouvert le 7 mai à Abuja sous sécurité maximale, un sommet sur lequel le Nigeria comptait pour vanter ses progrès économiques.

    Le 15 mai, soit un mois après leur enlèvement, nous sommes toujours sans nouvelles des lycéennes kidnappées malgré la mobilisation des grands pays les plus développés (USA, UK, France, Chine...)

    Vers le retour au Moyen Âge ?

    Boko Haram, qui revendique la création d’un Etat islamique dans le nord du pays le plus peuplé d’Afrique, a déjà pris pour cible des écoles, des églises, des mosquées et des symboles de l’Etat et des forces de l’ordre depuis 2009.

    Mais cet enlèvement de masse, visant particulièrement des jeunes filles, n’a pas de précédent dans l’époque moderne. Il constitue l’attaque la plus choquante depuis l’existence de ce mouvement qui a déjà fait 1.500 morts en 4 mois cette année.

    Le nom "Boko Haram" signifie "L'éducation occidentale est un péché". La secte vise donc de manière privilégiée tous les symboles qui militent pour l’égalité d’éducation des femmes.

    Pire. le journal télévisé de France 2 a rapporté le 7 mai un message video de Abubakar Shekau, chef de la secte, qui menacerait : « Les jeunes filles seront vendues en esclavage ou mariées de force au prix de 10 euros chacune ! »

    nigeria,otage,boko haram,lycéennes,adolescentes,esclavesPas plus que le bloggeur sénégalais Momé Vent, je n'ai pas non plus la prétention d'analyser la situation au Nigéria, où je n’ai jamais séjourné. En revanche, c'est ce qu'elle nous remémore (l’esclavage) et notre propre faculté d'indignation et de mobilisation populaire qui m’interpellent.

    Certes la femme du président Obama s’est jointe aux manifestations pour réclamer la libération des lycéennes. Mais,, comme le relève Momé Vent, une pétition sur Facebook a été signée par près d’un million d’internautes pour soutenir 5 étudiants qui avaient promené un lama à Bordeaux... Avec lui, serait-ce possible d'en faire autant pour le rapt insupportable de quelques 187 mineures abandonnées aux mains de parfaits cinglés? Pour qu'elles soient libérées et retrouvent leur famille. Pour soutenir leur proviseur qui se démène pour qu'elles ne sombrent pas dans l'oubli et pour qu'à leur tour, un jour, elles puissent prendre la parole. En femmes libres.

    Faut-il rappeler que le 16 avril était la journée mondiale de lutte pour l’abolition de l’esclavage des enfants.. Certains responsables politiques français estiment qu’il faut cesser de se culpabiliser et ne plus commémorer l’abolition de l’esclavage par notre pays. 

    Les agissements de la secte nigériane montrent que ce crime contre la dignité humaine est toujours d’actualité. Il faut criminaliser toute personne, où qu'elle soit, qui se prête à ce commerce.

    Sources : Sunday Punch, RFI

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